Environnement et Développement durable

Présentation

Grâce à l’initiative étudiante et à celle de divers membres du personnel, le Cégep de Victoriaville est fier d’avoir été reconnu en tant qu’établissement vert Brundtland de 2004 à 2020. Depuis 2021, le Cégep de Victoriaville poursuit son engagement environnemental et social en étant membre du Mouvement ACTES, anciennement établissement vert Brundtland.

Qu’est-ce qu’un établissement membre du Mouvement ACTES?
Un établissement membre du Mouvement ACTES est un établissement où l’on pose des gestes concrets et continus pour un monde écologique, pacifique, solidaire et démocratique. Le Cégep de Victoriaville valorise donc l’engagement de ses étudiantes et de ses étudiants ainsi que les membres de son personnel dans leurs actions à portée environnementale et sociale qui permettront une transition juste afin de construire un monde plus écologique, pacifique, solidaire et démocratique.

Le comité environnement du Cégep de Victoriaville
Le comité a pour mission de planifier et d’animer des activités qui visent à sensibiliser la communauté collégiale à l’importance de la protection de l’environnement et à soutenir la mobilisation des acteurs du milieu pour une transition écologique et solidaire. Ce comité est formé d’étudiantes et d’étudiants ainsi que de membres du personnel souhaitant s’impliquer dans les projets environnementaux au collège.

Qu’est-ce qui se passe au Cégep de Victoriaville?

En mai 2021, le Cégep de Victoriaville a éliminé la distribution et la vente de bouteilles d’eau à usage unique sur son territoire. Cette directive permet à notre établissement d’enseignement supérieur de porter une action concrète en faveur du développement durable et d’éduquer les citoyennes et citoyens de demain à l’importance du choix de sa consommation dans le but d’assurer la pérennité des ressources pour les générations actuelles et futures.

Cueillette de RDD (Résidus domestiques dangereux)

Piles usagées : Le Cégep de Victoriaville détient plusieurs points de dépôts dans l’ensemble de ces pavillons. Notre établissement participe d’ailleurs au concours Appel à recycler. N’hésitez donc surtout pas à venir porter vos piles usagées dans l’une de nos boîtes officielles.

  • Pavillon central : Hall d’entrée de la bibliothèque, Coopsco, Carrefour technopédagogique et Fab Lab;
  • Résidences : Salles de lavage;
  • INAB : Atrium;
  • CIFIT : Au magasin (T-246);
  • ENME Victoriaville : Clairière;
  • ENME Montréal : Cafétéria;
  • CETAB+ : 71, rue Bernier.

Cueillette sélective : Le Cégep de Victoriaville, en collaboration avec le Mouvement ACTES, collecte des goupilles, des attaches à pain et des bouchons de bières qui permettent à la Fondation de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska de financer des projets et l’achat de matériel dont bénéficient des enfants et des familles de la région.

Le point de dépôt pour ces articles collectés se trouve dans le hall d’entrée de la bibliothèque du pavillon central.

Le Cégep fait place à plusieurs autres projets et actions de long terme et/ou ponctuelles en lien avec le développement durable dans le but d’offrir aux étudiantes et aux étudiants un environnement sain et respectueux des valeurs de développement durable.

Capsules DD

Pourquoi ne pas faire une bonne action en jetant vos goupilles, bouchons de bières et attaches à pain au Cégep! Saviez-vous que le Cégep de Victoriaville est un des nombreux points de dépôts existants à Victoriaville qui permet la récolte de ces articles recyclables.

En les jetant dans le contenant approprié à la Salle de regroupement, vous participez à la campagne de financement de la Fondation À Notre Santé de l’Hôpital HDA.

Depuis 2002, la campagne Cueillette sélective a pour mission de détourner des sites d’enfouissement des produits recyclables tout en aidant les services de pédiatrie de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska. Cette campagne a permis d’amasser près de 25 000 $ jusqu’à maintenant et d’offrir différents équipements pour la pédiatrie et le centre-naissance famille.

Cette année, la cueillette servira à offrir un soutien aux familles qui ont à surmonter l’épreuve difficile de la perte d’un petit ange parti trop tôt.

Savais-tu que le 22 mars est la Journée mondiale de l’eau? La Terre est recouverte de 70 % d’eau, mais environ seulement 2,5 % de cette eau est potable et encore un plus faible pourcentage est disponible à la consommation humaine. On estime que chaque Québécois consomme quotidiennement plus de 400 litres d’eau potable.

C’est difficile de consommer moins d’eau! C’est vrai que changer nos habitudes de vie c’est difficile, mais les Français consomment en moyenne moins de 150 litres d’eau par jour… oups!

Oui! L’eau est une ressource renouvelable, mais lorsqu’on l’utilise dans nos activités quotidiennes, que ce soit pour se laver, brosser nos dents, laver la vaisselle, faire pipi, etc., on laisse dans l’eau des déchets et des composantes qui sont parfois rejetés dans l’environnement. Donc, plus on consomme l’eau, plus on la pollue et plus il coûte cher par la suite de la traiter pour qu’elle nous revienne potable… sans compter aussi tous les impacts sur les milieux aquatiques.

Voici quelques actions simples à réaliser pour économiser de l’eau :

  • Ferme l’eau lorsque tu te savonnes sous la douche – Cinq minutes sous la douche consomment environ 80 litres d’eau.
  • Bois l’eau du robinet – 1 litre d’eau embouteillée utiliserait la quantité double pour être produit, sans compter les conséquences de la bouteille en plastique elle-même.
  • Laisse un pichet d’eau au réfrigérateur – Pourquoi laisser couler inutilement de l’eau le temps qu’elle refroidisse ? Le pichet d’eau permet aussi de laisser évaporer le chlore dont certaines personnes n’aiment pas le goût.
  • Achète des produits cultivés écologiquement – Cette habitude permet de diminuer la quantité de pesticides et autres produits nocifs utilisés lors de certaines cultures conventionnelles.
  • Pense à ce que tu rejettes dans le lavabo et les toilettes, est-ce bon pour l’environnement?

Je te donne un défi : choisis un truc parmi les suivants et essaie de le conserver pendant 1 mois. Le mois suivant, si tout va bien, ce sera un nouveau truc que tu pourras inclure à ta routine! Vas-y, tu peux le faire!

Le dîner

Les emballages en cire d’abeille peuvent être utilisés pour remplacer les pellicules de plastique. Il s’agit d’un tissu enduit de cire d’abeille qui permet d’emballer les fruits, les légumes, les fromages ou de couvrir les plats. Ils ont l’avantage d’être lavables et donc réutilisables pour plusieurs mois, contrairement au classique Saran Wrap.

Pour les collations, les sacs Ziploc c’est terminé! Opte plutôt pour des pots de plastiques lavables ou des sacs en tissus réutilisables fabriqués par des artisans locaux ou disponibles dans les grandes chaînes de magasins.

Tu aimes le yogourt? Pourquoi ne pas acheter des pots de grand format qui sont recyclables plutôt que les formats individuels? Les petits pots individuels sont souvent non recyclables (y a-t-il un logo de recyclage sous ton contenant?).

Utilise de la vaisselle en porcelaine, que ce soit la tasse à café ou l’assiette à repas lorsque tu fais l’achat d’un dîner ou d’une collation à l’école. Cela diminue la quantité de déchets aux sites d’enfouissement.

Les fournitures scolaires

Savais-tu qu’il existe différents stylos qui, une fois l’encre épuisée, peuvent continuer à servir achetant simplement une recharge? Renseigne-toi avant l’achat de tes prochains stylos.

Ton coffre à crayon est trop plein? As-tu vraiment besoin de tous ces crayons? Pour diminuer le budget de la rentrée, tu peux utiliser des crayons de couleur en bois pour souligner tes notes de cours à la place d’investir dans des surligneurs.

Ton agenda en as-tu vraiment besoin? ABSOLUMENT! Cependant, il peut être remplacé par un agenda électronique ou un agenda effaçable que tu pourras réutiliser année après année.

Les élèves du centre de réadaptation en déficience intellectuelle fabriquent des calepins recyclés de toute taille avec du papier récupéré au collège. Leur local est près des cases, passe les voir, ils se feront un plaisir de te donner un calepin gratuit pour prendre tes notes de cours.

Déplacements

Tu connais sans doute des amis qui viennent au Cégep avec toi. Pourquoi ne pas faire du covoiturage quelques fois par semaine? Tu pourras économiser sur ta facture d’essence et faire la route en bonne compagnie!

Tu préfères le vélo? Connais-tu le Vélociraptor? Ce sont des ateliers de vélos qui pourront t’aider à entretenir et réparer ton vélo si nécessaire afin de le garder durant tout ton parcours collégial, peu importe la durée de celui-ci 😉

Connais-tu bien les règles qui existent lors du triage des déchets? Te poses-tu des questions quand vient le temps de trier tes déchets? Quelles sont les conséquences quand nos déchets se retrouvent dans la mauvaise poubelle?

À la cafétéria et à l’Agora du pavillon central ainsi qu’à l’Atrium de l’INAB, des îlots de triage sont installés afin de diriger les déchets dans les bons centres de tri.

Prenons un classique : le cœur de pomme. Le meilleur endroit pour le jeter est sans conteste le compost. Mais est-ce que le cœur de pomme se décomposera même s’il est jeté à la poubelle? Oui! Cependant, la décomposition va générer des gaz à effet de serre plus nocifs que s’il était jeté au compost.

C’est quoi la décomposition? C’est un processus effectué par des vivants microscopiques présents dans les sols. Ces microorganismes ont besoin d’oxygène afin d’effectuer les processus de décomposition. Sans présence d’oxygène, ces petits vivants effectueront un processus de décomposition un peu différent qui engendre des rejets de méthane (CH4), un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2).

De l’oxygène est donc souhaité dans un processus de décomposition. Dans les centres de compostage, de l’oxygène est acheminé au cours du processus de décomposition, suivant ainsi un procédé optimal. Au centre d’enfouissement, les déchets sont compactés dans la décharge, ce qui provoque une absence d’oxygène.

En bref, un cœur de pomme jeté au compost provoquera des émissions de gaz carbonique (CO2) et s’il est jeté à la poubelle, il provoquera des émissions de méthane (CH4).

Malheureusement, trop souvent, un compost contaminé par des produits non compostables est entièrement jeté à la poubelle, il est donc d’une grande importance que chaque personne tri bien ses déchets à la source.

Du 9 au 22 avril, participe au tirage As-tu bien trié tes déchets? en répondant à notre mini jeu-questionnaire pour tester tes connaissances sur le triage des déchets. Rends-toi au https://www.facebook.com/events/2280006098904013/ et cours la chance de gagner une trousse qui t’aidera à réduire tes déchets. Une nouvelle question sera publiée chaque jour.

Savais-tu que le documentaire Qu’est-ce qu’on attend?, réalisé par Marie-Monique Robin, sera présenté au Petit Auditorium du Cégep? Dans le cadre du Jour de la Terre, le SASEC (Service d’animation spirituelle et d’engagement communautaire) t’invite à une représentation le 23 avril prochain à 19 h.

Tu n’as pas entendu parler de ce film? Le documentaire présente l’histoire inspirante d’une petite ville française de 2 200 habitants qui s’est lancée dans une démarche de transition vers l’après-pétrole. Jeunes et moins jeunes sont embarqués dans l’aventure qui leur permet de réduire leur empreinte écologique de façon durable. Une histoire inspirante qui montre qu’on peut vivre en respect avec la nature. Un film rafraîchissant qui projette une lumière vers l’avenir et qui donne le goût de s’investir!

La présentation du documentaire sera suivie d’une discussion animée par Alexandre Guillemette, citoyen très actif qui croit et véhicule les valeurs de développement durable. Il est entre autres instigateur des Incroyables Comestibles Victoriaville.

Cette soirée gratuite est ouverte à toutes et à tous.

Bande-annonce:
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19565131&cfilm=250345.html?fbclid=IwAR3NBhjkxLD3w08fgVqPzAca3KJATC3lx0jzyftTYPkhmy7Q65mi0ZPylqM 

Détails de l’événement : https://www.facebook.com/events/1160334547482820/

Oh! La grande question. Plusieurs rumeurs circulent… Mais est-ce qu’on en fait ou non du compost à l’école? Est-ce que ça vaut la peine de te donner l’effort de trier tes déchets?

La réponse à ces questions est oui!

À l’arrière du pavillon central et à l’extérieur de l’INAB il y a de gros conteneurs à compost que la Ville vient vider comme elle le fait avec ton bac brun chez toi. Alors tout ce que tu jettes dans la poubelle à compost au Cégep est redirigé vers un centre de compostage.

En revanche, lorsque le compost est contaminé par des matières non compostables, celui-ci doit être jeté à la poubelle puisqu’il ne sera pas accepté par le centre qui s’occupe de composter les matières organiques. C’est pourquoi le triage à la source est si important.

Durant les deux dernières semaines, de la sensibilisation a été faite à la cafétéria du Cégep et à l’INAB. Les élèves ont particulièrement été conscients des produits qu’ils mettaient au compost, au recyclage et à la poubelle. Cette activité a permis d’amasser 20 kg de compost non contaminé!

Chapeau à tous les élèves qui ont mis la main à la pâte pour bien trier leurs déchets! Continuez votre bon travail et félicitation à Marie Taschereau qui est la gagnante du concours de sensibilisation.

Ouf! Le titre te fait peur? Tu ne te sens pas à la hauteur? Prends quelques minutes et lis cet article, tu te rendras vite compte que tu es probablement déjà considéré comme un citoyen écoresponsable à différents égards, mais tu réaliseras sans doute aussi que tu peux améliorer tes compétences en modifiant quelques petites habitudes de ton quotidien.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un citoyen écoresponsable? C’est tout simplement, un citoyen averti qui respecte l’environnement dans sa vie quotidienne.

Tu fais du recyclage? Du compost? Tu éteins les lumières quand tu sors d’une pièce? Tu fais des efforts pour réduire ta quantité de déchets? Tu te déplaces en vélo ou à pied quand tu en as l’occasion? Si tu as répondu oui à une de ces questions, c’est que tu fais déjà des actions pour être un citoyen écoresponsable.

Un petit geste de plus?

Tout ce qu’on achète neuf a une empreinte écologique. Prenons l’exemple d’un t-shirt que tu aimerais ajouter à ta garde-robe. Ça prendra d’abord du coton comme matériel de base. Environ 2 500 litres d’eau sont nécessaires pour la culture du coton d’un seul t-shirt. Ensuite, il faut filer ce coton, tricoter le t-shirt, le coudre, etc. Bref, plusieurs étapes sont nécessaires à sa confection avant de le retrouver sur le présentoir d’un magasin. Ces différentes étapes ont souvent lieu dans un endroit différent du lieu où l’on cultive le coton et parfois les étapes de confection ont même lieu dans différents pays. Ton t-shirt aura donc été transporté sur plusieurs kilomètres avant que tu puisses l’enfiler, une énorme production de gaz à effet de serre s’ajoute ainsi à son empreinte écologique à cause du transport.

L’alternative? As-tu pensé à faire des échanges de vêtements avec des amis ou à acheter des vêtements usagés? On ne trouve pas seulement des vêtements usés à la corde ou passés de mode dans les friperies, on trouve aussi une foule de beaux morceaux dont certaines personnes se sont départies simplement parce qu’elles ne voulaient plus les porter. Chaque fois que tu te procures un vêtement usagé, tu évites l’empreinte écologique décrite au paragraphe précédent en plus d’économiser des sous!

Plein de petits trucs comme celui-là peuvent assez facilement s’intégrer à ton quotidien et ils ont un réel impact sur notre empreinte écologique. Pour en apprendre plus sur le sujet, viens dîner avec nous à la salle de regroupement le jeudi 2 mai prochain entre 12 h et 13 h et assiste gratuitement à la conférence sur la Consommation responsable présentée par une étudiante au baccalauréat en études de l’environnement à l’Université de Sherbrooke. Elle te donnera des trucs pour être un meilleur citoyen écoresponsable au quotidien.

Quel moyen de transport utilises-tu pour te rendre au Cégep? Peut-être as-tu une voiture et tu l’utilises pour te rendre à tes cours chaque matin? Pourquoi n’utilises-tu pas le vélo pour te déplacer? C’est trop long? Trop compliqué? Tu as peur d’arriver en retard?

Sur la carte, tu remarqueras des lignes entourant le cégep, indiqué par un petit drapeau. Est-ce que ton logement se trouve à l’intérieur de ces lignes? Si oui, c’est que tu as tout intérêt à troquer ton auto pour ton vélo!

Si tu habites entre les lignes rouge et jaune, c’est que ça te prendrait 15 minutes de vélo pour te rendre à l’école. Entre les lignes jaune et verte ton trajet te prendrait 10 minutes et à l’intérieur de la délimitation verte, tu devrais pédaler 5 minutes pour arriver au cégep. Combien ça te prend de temps en voiture pour faire le même trajet…?

Toujours pas convaincu? Savais-tu que 15 minutes de vélo matin et soir représentent 2,5 kg d’émission de gaz carbonique (CO2) de moins dans l’atmosphère? Si tu prends ton vélo tous les jours de cours d’avril à mai et d’août à octobre tu viens d’épargner à l’atmosphère 210 kg de gaz à effet de serre. Sachant que le prix de l’essence au litre ne cesse d’augmenter, le vélo est également un avantage pour ton portefeuille. En plus d’être une bonne nouvelle pour l’environnement et tes économies, faire du vélo est aussi profitable pour ta santé. Avec un 30 minutes de vélo par jour tu pourrais dépenser en moyenne 300 calories en une journée. Il a aussi été montré que cette activité physique t’aidera à augmenter ta productivité à l’école et au boulot. Que veux-tu de plus?

Dans le cadre du mois de mai, qui est le mois du vélo, Vélo Québec t’invite à te dépasser en participant au défi Mois du vélo. Pour participer, tu n’as qu’à t’inscrire sur le site https://www.moisduvelo.quebec/, roulez 10 minutes et déjà tu cours la chance de gagner. Alors, qu’attends-tu pour pédaler?

La semaine dernière avait lieu le Gala Méritas, un événement d’envergure qui vise à souligner les réalisations pédagogique, sportive, culturelle et communautaire des élèves du collège. Le Cégep de Victoriaville est fier, encore cette année, de présenter le Gala Méritas en tant qu’événement écoresponsable engagé dans une démarche écoresponsable qui favorise le maintien d’un environnement sain et équilibré.

Pour ce faire, l’organisation du Gala se guide sur la certification Monarque proposée par la Ville de Victoriaville afin de valider que les actions et les décisions qui entourent la tenue de cet événement soient respectueuses des valeurs du développement durable.

D’ailleurs, une attention toute particulière est accordée à la quantité de déchets produits lors de l’événement et les gaz à effet de serre émis par le déplacement des invités sont compensés par le Cégep.

La Fondation du Cégep de Victoriaville, en partenariat avec la Ville de Victoriaville, souligne également les valeurs du développement durable en offrant, dans le cadre du Gala, la bourse Santé urbaine. Celle-ci vise à reconnaître un travail pédagogique qui s’est démarqué par son excellence en encourageant le maintien de l’intégrité environnementale, l’efficience économique et l’équité sociale, en plus de permettre une meilleure santé urbaine de la communauté victoriavilloise. Cette année, c’est le projet De l’eau, mais pas trop de Jacynthe Vallée et Nicolas Couture qui s’est valu la bourse de 500 $.

En plus du Gala Méritas, le Cégep porte une attention écologique toute particulière à l’organisation de la cérémonie de remise des diplômes ainsi qu’à l’Expo SAT afin que ces événements soient également certifiés Monarque.

Une session se termine, une autre débutera en août prochain! Pourquoi ne pas en profiter pour penser à son empreinte écologique et réduire ces déchets en cette fin de session?

Dans les prochains jours, des bacs seront disponibles près des casiers afin d’y disposer le matériel scolaire qui ne t’est plus utile, mais qui pourrait servir à d’autres. Cette année, on diminue la quantité de déchets à la poubelle et on augmente la durée de vie des fournitures scolaires! Dans ces bacs, tu pourras y déposer de tout :

cartable, cahier, duo-Tang, règle, efface, crayon, stylo, surligneur, calculatrice, agrafeuse, ciseau, coffre à crayon, dictionnaire, sarrau, paquet de feuilles, sac à dos, etc.

Bref, tout ce que tu penses qui pourrait être utilisé pour une prochaine session sera accepté. Ce que tu mettras dans ces bacs aura non seulement une deuxième vie et diminuera ton empreinte écologique, mais sera vendu à contribution volontaire au début de la prochaine session. Les profits serviront à financer la banque alimentaire du Cégep. Cette banque alimentaire est un service de dépannage alimentaire gratuit qui permet de venir en aide à certains élèves du collège dans le besoin.

On y est! Le retour en classe est amorcé! Les premiers cours s’enchaînent et la liste du matériel scolaire s’allonge : manuels, dictionnaires, cartables, crayons, etc. Cette liste peut être assez longue et le portefeuille peut en souffrir. Voici quelques trucs qui te permettront de passer au travers de tes achats scolaires sans te sentir trop coincé dans tes sous :

1.    Magasine au Bazar de la rentrée
Des élèves de la précédente session ont laissé pour toi un grand choix de matériel scolaire en bon état pour que tu puisses alléger ta facture de matériel scolaire. Tout le matériel est à contribution volontaire et l’argent amassé sera donné à la banque alimentaire du Cégep qui permet de donner un coup de main à des élèves financièrement serrés. Alors, viens faire un tour à la cafétéria du 21 au 27 août prochains afin d’y trouver du matériel en bon état plus qu’abordable!

2.    Réutilise ton ancien matériel
Pour encore plus d’économie, fouille chez toi pour trouver du matériel encore en bon état qui pourra profiter d’une seconde vie. Cela t’évitera de dépenser de l’argent inutilement dans l’achat de matériel neuf et ce réinvestissement permettra d’éviter une surconsommation inutile de ressources à notre chère planète.

3.    Limiter ses achats
En as-tu vraiment besoin? Évite de remplir ton coffre à crayons de trucs que tu n’utiliseras pas. Pense à l’environnement et procure-toi seulement ce dont tu as besoin, pas plus.

4.    Du matériel scolaire écologique
Pour limiter ton empreinte écologique, plusieurs solutions s’offrent à toi. Différents produits sont fabriqués par des artisans locaux (coffre à crayon, boîte à lunch, etc.). Il est également possible de privilégier du matériel peu emballé et facile à recycler ou des produits faits de matière recyclée afin d’éviter les déchets. Tu peux aussi identifier des logos environnementaux sur des produits dont la fabrication est plus respectueuse de l’environnement.

Savais-tu qu’il y a deux frigos libre-service au Cégep? Dans une optique de réduction du gaspillage alimentaire, autant élèves que membres du personnel sont invités à partager leur surplus d’épicerie par le FreeGo.

Comment ça fonctionne?

Le projet FreeGo s’appuie sur trois actions de base : prendre, donner et échanger.

Tu as acheté un gros sac d’oignons et tu vis seul? Tu n’as pas aimé la nouvelle saveur de yogourt que tu as acheté et il t’en reste quelques pots? Tu pars en vacances cette fin de semaine et tu risques de gaspiller ton brocoli si tu le laisses dans ton frigo? Ce sont toutes de bonnes raisons pour faire don de ta nourriture au FreeGo.

Est-ce que tout le monde peut prendre de la nourriture?

Certainement! Si ton budget est un peu serré cette semaine ou si tu as oublié une collation et que tu meurs de faim ou si tu as besoin d’une baguette de pain pour ton souper et qu’il n’y en avait plus à l’épicerie, ne te gêne pas et sers-toi, le FreeGo est là pour ça!

Va faire ton tour régulièrement, il y a toujours de belles trouvailles et pleins de produits à découvrir. Au pavillon central, le FreeGo est situé près des casiers, à côté de la clinique de physiothérapie. Il y a également un FreeGo à l’INAB.

Tu trouves le projet motivant et tu souhaites t’impliquer? Prends contact avec Noémie Verhoef, enseignante en philosophie.

L’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde, selon Radio-Canada.

Nous consommons aujourd’hui plus de vêtements que jamais. Nous envoyons de plus en plus de vêtements à la poubelle, alors qu’il existe énormément de solutions qui nous permettraient de réduire notre empreinte environnementale.

Plusieurs compagnies envisagent une approche plus verte dans leur production. Par contre, ces vêtements plus durables coûtent souvent plus cher à l’achat et ne sont pas accessibles à tous.

Une alternative qui répond aux problèmes environnementaux et aux difficultés économiques liés à l’industrie vestimentaire est l’achat de produits usagés. Un moyen plus durable pour varier sa garde-robe est de se procurer des vêtements en friperie. En effet, il est possible de trouver des vêtements de qualité et en très bon état tout en économisant et en aidant la planète. Bonne nouvelle! Le magasinage en friperie et les coupes rétro sont à la mode, ce qui encourage plusieurs individus à changer leurs habitudes de vie vers une consommation plus durable.

À Victoriaville, il est possible de se procurer des vêtements et des articles usagés dans les friperies (Mon petit singe, La friperie Chic, Chez Olivia Michelle), ainsi qu’au comptoir familial Le Support qui est aussi un organisme à but non lucratif ou au Recyclovesto. Il est également possible de magasiner usagé dans le confort de son propre salon avec ThredUp en ligne. Leur site est simple d’utilisation et très complet et convivial, mais uniquement en anglais. Vous pouvez vous amuser à remplir leur questionnaire en ligne pour en apprendre plus sur les impacts environnementaux de votre consommation : https://www.thredup.com/bg/p/fashion-footprint-quiz.

Bon magasinage… vert!

Les produits sanitaires à usage unique ont un plus grand impact que l’on pourrait le croire. En effet, selon le National Women’s Health Network, 7 milliards de tampons et 12 milliards de serviettes hygiéniques sont jetés à la poubelle chaque année. En plus des déchets liés aux produits eux-mêmes, il ne faut pas oublier la quantité de suremballages qui les accompagne (la boîte de carton, l’enveloppe de plastique, l’applicateur en plastique ou en carton, etc.)1.

De plus, certains produits sanitaires à usage unique comme la serviette hygiénique et le tampon contiennent plusieurs produits chimiques, potentiellement néfastes, pour la santé des personnes qui les utilisent et l’environnement dans lequel on les dispose. Des bactéries peuvent également se loger dans certains tampons et causer d’autres problèmes tels que le syndrome du choc toxique (SCT) qui peut être fatal. Ces bactéries peuvent aussi être contractées par les hommes, les enfants et les femmes non menstruées si elles se retrouvent dans l’environnement par exemple2.

Bref, en plus des effets néfastes qu’ont les produits sanitaires pour l’environnement, il y a plusieurs avantages médicaux et physiques à changer pour des options plus écolos.

Changer ses habitudes menstruelles est plus facile qu’on ne le pense. Il existe une multitude de produits sanitaires écologiques comme la coupe menstruelle, les serviettes hygiéniques lavables, les culottes absorbantes, le tampon écologique (compostable) et autres. Et contrairement à la croyance populaire, ces options sont très conviviales, propres et faciles d’entretien!

Modifier tes habitudes hygiéniques pourrait te permettre de réduire ton empreinte environnementale et t’aiderait à économiser, puisque cette habitude de vie est un petit investissement qui te ferait économiser pour le reste de ta vie ! En effet, si l’on compare l’achat d’une coupe menstruelle qui coûte environ 40 $ dont la durée de vie est entre 5 et 10 ans à la consommation mensuelle de tampons qui revient à environ 10 $, la coupe menstruelle est une option très durable. Payer 40 $ pour une coupe menstruelle pour la décennie au lieu de dépenser des milliers de dollars en produits sanitaires toute sa vie, c’est pas mal!

1 Marie (des Trappeuses), « Les menstruations : un processus naturel aux déchets pas si… naturels », Les Trappeuses, 10 mai 2015, https://lestrappeus.es/les-menstruations-un-processus-naturel-aux-dechets-pas-si-naturels/ (Page consultée le 11 mars 2020)

2 Evelyne Audet, « Menstruations écolos », La Presse, 18 avril 2017, https://www.lapresse.ca/vivre/sante/femmes/201704/18/01-5089398-menstruations-ecolos.php (Page consultée le 11 mars 2020)

Différentes maladies infectieuses sont apparues ces dernières années. On peut penser rapidement au virus Ebola, au Zika ou encore à la maladie de Lyme sans oublier évidemment la Covid-19. Y aurait-il un lien entre ces émergences et la façon dont on traite l’environnement qui nous entoure? Certains croient que oui!

Que ce soit par le réchauffement climatique ou la destruction des habitats des espèces vivantes, nous favorisons les rencontres entre l’humain et les microbes qui nous entourent.

Prenons en exemple la maladie de Lyme causée par une bactérie transmise à l’humain par la morsure d’une tique. Depuis 2011, de plus en plus de cas de maladie de Lyme sont recensés au Québec. Le réchauffement climatique permet à la tique, qui provient des États-Unis, de se déplacer de plus en plus vers le nord, donc vers les régions du sud du Québec. D’un autre côté, le développement urbain détruit les habitats des espèces animales qui se nourrissent de tiques et, donc qui permettraient de réguler leur population.

Concernant la Covid-19, la source du virus est toujours recherchée. L’hypothèse que le virus aurait été transmis par un animal vivant semble largement acceptée par la communauté scientifique. Les scientifiques affirment que de connaitre l’origine de la transmission du virus permettrait d’interdire la chasse et l’élevage des espèces animales provoquant la transmission du virus.

Est-ce vraiment la bonne façon de faire? Pourquoi ne pas protéger l’habitat des espèces vivantes afin qu’un certain équilibre soit conservé dans l’écosystème plutôt que de protéger à la pièce les espèces à la suite d’un déséquilibre qui nous est fatal? Si on y réfléchit bien, peut-être qu’une conservation accrut des espèces et des territoires aurait permis d’éviter la transmission du virus à la population humaine et conjointement tous les désagréments économiques et sociaux que la pandémie engendre.

Il est depuis longtemps évident que la protection de l’environnement dépend directement de l’économie. L’émergence de nouvelles maladies nous fera-t-elle réaliser que l’économie est aussi directement liée à la protection de l’environnement?

Diminuer le nombre de voitures présentes sur la route est un moyen efficace et essentiel à la réduction de notre empreinte environnementale. Toutefois, les moyens d’atteindre cet objectif, comme le covoiturage par exemple, ne sont pas toujours simples ni possibles pour tous. Toutefois, lors de situations dans lesquelles l’usage d’un véhicule à essence est nécessaire, il est tout de même possible d’en faire usage de manière économe et intelligente.

L’écoconduite est une forme de conduite automobile écologique consistant à utiliser son véhicule tout en permettant d’économiser du carburant et de l’argent. Elle est le résultat de l’adoption de plusieurs comportements permettant l’optimisation de la consommation de carburant par kilométrage.

D’abord, éviter les accélérations rapides peut faire économiser beaucoup d’essence. En effet, les accélérations rapides demandent au véhicule beaucoup plus d’énergie que d’accélérer, par exemple, approximativement de 20 km/h par cinq secondes.

Également, laisser son véhicule ralentir par lui-même augmente l’efficacité de sa consommation d’essence. Les freinages brusques abîment les freins ce qui mène, éventuellement, à la diminution de l’efficacité de la voiture et augmente donc sa consommation d’essence. En étant vigilant et en appréhendant les causes de freinage, laisser décélérer le véhicule par soi-même avant de freiner complètement est idéal et peut même diminuer jusqu’à 39 % la consommation d’essence1.

De plus, garder une vitesse constante et modérée avec le régulateur de vitesse (cruise control), lorsque possible, demande moins d’énergie au véhicule que, par exemple, accélérer ou décélérer puis réaccélérer par inattention. Par ailleurs, réduire sa vitesse sur l’autoroute de 20 km/h, soit de 120 km/h à 100 km/h, la limite de vitesse légale, et la conserver peut réduire de 20 % la consommation d’essence du véhicule, puisque cette vitesse est optimale.

En somme, faire usage de son véhicule de manière écoresponsable, l’écoconduite, est une manière simple et efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’empreinte environnementale et le coût des déplacements de tous les jours en optimisant la consommation d’essence lorsque l’usage de l’automobile est la seule option.

Cette capsule a été rédigée Chloé Bouchard, étudiante du Cégep de Victoriaville.

1 CAA, « Écoconduite », 2020, https://www.caa.ca/fr/ecoconduite/

En septembre 2020, la Ville de Victoriaville annonçait la mise en place d’un site de dépôt volontaire dédié à la récupération des bouteilles et pots de verre à l’Écocentre. Quelle est la différence entre mettre une bouteille en verre dans le bac de recyclage ou aller la porter à l’écocentre? Voici le chemin emprunté par la bouteille de verre qu’elle soit placée dans le bac de recyclage ou déposée à l’Écocentre.

Une bouteille de verre pour le bac de recyclage
Si par heureux hasard, ta bouteille de verre se rend au bout du processus de recyclage sans se briser, le verre pourra alors être revalorisé et avoir une deuxième vie. Par contre, on s’entend qu’avec la délicatesse dont le camion de récolte fait preuve lorsqu’il ramasse tout ce que tu as mis dans ton bac vert, la bouteille en verre risque déjà d’être en miette lorsqu’elle quitte ton entrée de cours.

En plus de ne plus être recyclable, le verre brisé représente tout un danger pour les travailleurs des centres de tri. Ces employés ont pour rôle de trier les différentes matières, souvent avec leurs mains, sur des tapis qui roulent à toute vitesse.

À Victoriaville, une des dernières étapes du processus de tri est le passage de la matière dans un grand tamis rotatif. Les petits morceaux, comme les débris de ta bouteille de verre, sont donc sortis du processus de recyclage et sont envoyés directement à l’enfouissement. Ces petits morceaux de verre seront étendus, chaque soir, sur la pile de déchets au centre d’enfouissement de St-Rosaire afin que les déchets ne s’envolent pas du site durant la nuit. Il s’agit d’une technique mise en place pour éviter la pollution du milieu environnant.

Une bouteille de verre pour l’écocentre
Le bac accessible à l’Écocentre permet de récolter le verre en diminuant les risques de bris. La bouteille sera envoyée dans une entreprise de Saint-Jean-sur-Richelieu qui pourra alors revaloriser la matière en la transformant en d’autres bouteilles ou contenants de verre ou encore en produit d’isolation par exemple. Cette transformation permet de moins exploiter les ressources naturelles et c’est une deuxième vie beaucoup plus intéressante qu’au site d’enfouissement!

Maintenant, à vous de choisir!

Par Chloé Bouchard, étudiante en sciences humaines

La décroissance économique est un concept voulant la réduction de la taille de l’économie d’une société. À ne pas confondre avec une récession économique. La décroissance prône la diminution du travail, conjointe avec la diminution de la consommation, la réduction de l’exploitation des ressources naturelles, des émissions de gaz à effet de serre et, donc, la réduction des impacts de la crise climatique.

En tenant compte du fait que « la crise climatique est étroitement liée à la consommation excessive issue d’un mode de vie riche1», l’idéologie décroissantiste met de l’avant la nécessité de diminuer notre consommation. Cette diminution de consommation entraînerait la réduction de notre besoin pour l’argent, faisant en sorte de réduire la nécessité de travailler autant. La vie ne serait donc plus autant centrée sur le travail et la production, mais plutôt sur la communauté, les proches, les loisirs et le bien-être de la population.

Les problématiques écologiques et climatiques auxquelles nous faisons face sont le résultat, entre autres, de la surexploitation des ressources naturelles et des quantités trop élevées d’émissions de gaz à effets de serre dans l’atmosphère. L’augmentation de la consommation, encouragée par l’accumulation des profits et la croissance infinie, accentue les problématiques écologiques et climatiques. Il est absolument nécessaire et impératif de changer nos comportements afin de freiner la crise climatique qui est à nos portes.

Notre société surconsommatrice et capitaliste, étant fondée sur les concepts de l’entreprise et de la croissance illimitée, semble être très peu préoccupée par le nombre limité de ressources disponibles. Le mouvement décroissantiste présente un avenir alternatif qui pourrait peut-être éviter la crise des changements climatiques.

Par ailleurs, la décroissance est inscrite et inévitable dans le futur de notre société. La croissance a ses limites, toujours. La Terre ne peut subvenir à nos besoins actuels, puisque ceux-ci l’épuisent et la déstabilisent. Si la croissance se poursuit à la même cadence, les quelques ressources restantes s’épuiseront, et la décroissance sera brusquement forcée.

En somme, la décroissance est une éventualité. Nous avons donc le choix de changer tranquillement et de nous adapter à un mode de vie plus simple et prometteur ou d’en subir drastiquement les changements. La décroissance économique vers un mode de vie plus simple et heureux est une solution à grandement considérer.

1 W. RIPPLE, C. WOLF, T. NEWSOME, P. BARNARD, W MOOMAW, « World Scientists’ Warning of a Climate Emergency », BioScience, volume 70, no. 1(Janvier 2020), p. 8-12, dans American Institute of Biological Sciences, https://academic.oup.com/bioscience/article/70/1/8/5610806 (Page consultée le 3 février 2021)

En 1952, un grand brouillard se lève sur Londres. Un brouillard qui dura 5 jours et qui tua plus de 4 000 personnes en plus d’en incommoder des centaines de milliers d’autres. Ce nuage n’en était pas un ordinaire. Étant donné les conditions climatiques particulières durant ces quelques jours et les gaz relâchés par les industries et les systèmes de chauffage domestiques de l’époque, le brouillard était anormalement chargé en dioxyde de soufre.

Depuis cet épisode mémorable, on se préoccupe davantage de la pollution de l’air. Mais ici, à Victoriaville, plus précisément à l’intérieur, est-ce qu’on peut améliorer la qualité de l’air?

Au Québec, la majorité de la population passe une grande partie de l’année à travailler à l’intérieur. Durant certaines journées très froides, il est possible de ne même pas mettre le bout du nez dehors. L’air qui est à l’intérieur du bâtiment peut être chargé en polluants provenant de la peinture, des matériaux de construction et d’isolation, des produits d’entretien, des parfums, etc.

Chaque personne peut réagir différemment aux polluants atmosphériques intérieurs. Une personne peut ne développer aucun symptôme alors qu’une autre pourrait présenter une toux persistante ou avoir des problèmes respiratoires. Certaines personnes pourraient même, dans des cas extrêmes, développer des cancers lorsqu’exposées sur de longues périodes à certains polluants tels que le radon.

La meilleure des solutions est d’aérer l’intérieur du bâtiment. Ouvrez les fenêtres! Changer l’air! C’est le mot d’ordre. Même en hiver on devrait ventiler la maison et le bureau quelques minutes chaque jour.

Une autre bonne façon de limiter les polluants dans la maison est d’être alerte en tant que consommateur. On peut choisir des savons sans odeur ou des peintures et des meubles à faible teneur en composés organiques volatils (COV) par exemple.

Qu’en est-il des plantes? On parle beaucoup des plantes pour purifier l’air de la maison, agissant en tant qu’agent de filtration. Plusieurs études ont été faites sur le sujet, mais les résultats semblent toujours en contradiction. La plante en tant que telle ne permettrait pas de purifier l’air de la maison, ce sont plutôt le terreau et les microorganismes contenus dans celui-ci qui auraient la capacité d’absorber certains polluants de l’air.

C’est en plein la période de l’année pour démarrer les semis pour son jardin, si ce n’est pas déjà fait. Avoir un jardin chez soi peut avoir plusieurs avantages environnementaux, sociaux et économiques. Cet article se veut un résumé de quelques-uns de ces avantages.

  • Moins d’émission de gaz à effet de serre : Cultiver ses légumes chez soi plutôt que de les faire venir de différents endroits sur la planète permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre produit par le transport des marchandises.
  • Moins de pesticides : Faire pousser ses légumes chez soi permet d’avoir un peu plus de contrôle sur comment les fruits et légumes seront cultivés. Il existe des options plus biologiques afin de lutter contre les indésirables au jardin.
  • Manger santé : Cultiver ses propres petits fruits et légumes peut faire en sorte qu’il soit plus accessible, lorsqu’une petite fringale survient, de manger des aliments sains plutôt que de manger une collation moins santé.
  • Moins d’emballage : Même si la collation est santé, elle est peut-être suremballée. On trouve encore beaucoup de fruits et légumes suremballés dans les épiceries. Les jardins ont l’avantage de ne pas fournir d’emballage aux fruits et légumes qu’ils produisent.
  • Moins cher : L’achat de semences ou de plants peut coûter cher, mais le partage de semences ou l’achat de petits transplants auprès d’une ferme locale par exemple peut faire en sorte qu’au final, on économise sur le coût d’achat des fruits et légumes.
  • Lutter contre la faim : Peut-être que vous n’avez financièrement pas à vous préoccuper du contenu de votre panier d’épicerie, mais avoir un jardin pourrait permettre de partager ses récoltes et de lutter contre la faim dans votre communauté. Il existe un frigo libre-service au Cégep, renseignez-vous!

Si le jardinage n’est pas votre tasse de thé, il est également possible d’opter pour d’autres avenues tout autant en harmonie avec les valeurs du développement durable. On peut se procurer des légumes et des fruits auprès des maraîchers locaux. Si on se renseigne un peu, on peut également trouver des aliments qui ont été cultivés en absence de pesticides. On peut aussi cuisiner ses plats à partir d’ingrédients frais permettant ainsi souvent d’éviter le suremballage, etc.

Si le jardinage vous intéresse, restez à l’affût de notre prochaine capsule qui vous partagera quelques trucs afin de valoriser les valeurs du développement durable dans l’élaboration de votre saison de culture au jardin. En attendant, le Service socioculturel offre aux élèves du Cégep une série d’activités sur le sujet. Consultez l’événement Facebook ou votre portail Omnivox!

La capsule de la semaine dernière traitait des avantages environnementaux, économiques et sociaux du jardinage. Par contre, le jardinage peut rapidement devenir coûteux et avoir des répercussions négatives sur l’environnement si le jardinier ne fait pas attention à ses choix au potager. Voici donc quelques trucs et astuces qui vous permettront de rendre votre saison de jardinage plus écoresponsable sans détruire votre compte en banque.

  • Les semences : On peut rapidement dépenser une petite fortune en achetant des sachets de semences. Renseignez-vous sur le partage de semences. La bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot, par exemple, offre des sachets de semences en partage. Vous pouvez aussi organiser des échanges entre amis; les sachets contiennent souvent beaucoup plus de semences que nécessaire. Apprenez également à ramasser quelques-unes de vos propres semences pour la prochaine saison de jardinage.
  • Les semis : Vous préférez acheter des petits plants prêts à transférer directement au jardin plutôt que de démarrer avec des semences? Plusieurs producteurs maraîchers locaux vendent leur surplus au mois de mai et juin. Vous pourrez ainsi acheter des plants en bonne condition et encourager les producteurs locaux!
  • Terre en vrac : Si vous avez besoin d’acheter de la terre, mieux vaut acheter en vrac qu’en sac. De cette façon, l’emballage à usage unique est absent!
  • Les ravageurs : Il y en a de toutes les sortes au jardin et donc les solutions sont différentes pour les contrer. Il existe des recettes maison ou des pesticides moins néfastes pour l’environnement. On peut aussi poser des barrières physiques comme des filets pour contrer les insectes ou enfouir un cylindre en plastique (bouteille coupée aux deux extrémités) autour des plants qui agira de collet afin d’éviter la destruction par certains vers et les escargots. Si votre culture n’est pas très grande et que l’insecte est de bonne taille, on peut aussi enlever les indésirables à la main.
  • L’arrosage : Les plants au jardin seront bien heureux de recevoir de l’eau de pluie. Avoir un baril de pluie permet donc d’éviter le gaspillage d’eau potable.

Si le jardinage vous intéresse, le Service socioculturel offre aux élèves du Cégep une série d’activités sur le sujet. Consultez l’événement Facebook ou votre portail Omnivox!

Le 22 avril c’est le Jour de la Terre. Qu’est-ce qu’on peut souhaiter à une Terre? Peut-être qu’on ralentisse un peu? Qu’on lui donne le temps de respirer? As-tu lu la capsule 19?

C’est depuis le 22 avril 1970 que nous fêtons la Terre. Pourtant, chaque année, ou presque, le jour du dépassement avance au calendrier.

Le jour du dépassement, c’est quoi? Tu sais, la date du mois d’août, marquer comme étant la journée où la Terre a épuisé toutes ses ressources qu’elle peut fournir en une année! En 2005, le jour du dépassement était le 26 août. En 2019, pour la première fois, le jour du dépassement était en juillet, le 29 pour être plus précis. L’année dernière, bonne nouvelle, la date est retournée au 22 août. C’est la première fois depuis 1970 que l’on constate un si grand recul d’une année à l’autre! Comme quoi même une pandémie peut avoir un peu de bon finalement!

Mais encore, qu’arrive-t-il à partir du jour du dépassement? Parce que clairement, on ne va pas chercher des ressources sur mars à partir du mois d’août! Au fur et à mesure que l’on consomme des ressources naturelles (par toutes les consommations que l’on peut faire en une journée) il prend du temps à la Terre pour recréer les ressources qui lui ont été enlevées. Au fur et à mesure que l’on rejette des déchets dans l’environnement, il prend un certain à la Terre pour détoxifier ces déchets et les faire disparaitre. Donc, en 2020, la Terre a pu se régénérer jusqu’au 21 août. Cependant toutes les ressources naturelles que nous lui avons prises et les déchets que nous avons produits à partir du 22 août n’ont pas pu être régénérés.

C’est comme une plaie que l’on ne cesse de gratter, il n’y a pas de remise à zéro le 1er janvier, la plaie ne fait que s’amplifier d’année en année. Si on arrêtait de la gratter le 21 août on pourrait la voir guérir d’ici le 31 décembre, mais en continuant de la gratter les bobos s’accumulent!

Le 22 avril c’est le Jour de la Terre. Ça nous rappelle qu’il faut en prendre soin, elle nous le rend si bien! Ralentissons un peu! Mais ralentir ne veut pas dire s’abstenir de développer. D’ailleurs, le 22 avril à 9 h, Marie-Josée Richer, cofondatrice de PRANA, une entreprise certifiée B Corp offre une conférence gratuite qui traitera d’entrepreneuriat et d’un monde meilleur! Inscris-toi!

Un couple de Portneuf lance, cette année, la première édition du Défi Pissenlit. Ce défi invite les habitants à conserver les pissenlits plutôt qu’à leur faire la lutte. La raison étant bien simple : le pissenlit permet de nourrir de nombreux pollinisateurs.

Le couple d’apiculteurs s’inquiète de la survie des abeilles et autres pollinisateurs au Québec. Lorsque les insectes se réveillent après un long hiver, les premières fleurs à butiner disponibles sont souvent les pissenlits. Étant des fleurs hâtives, le nectar des pissenlits est une source de nourriture importante pour ces insectes en début de saison.

Malheureusement, les abeilles et autres pollinisateurs font compétition aux herbicides et outils de jardinage que l’humain utilise pour se débarrasser de cette soi-disant mauvaise herbe.

Une mauvaise herbe pour qui?
Par définition, une mauvaise herbe est une plante qui nuit à une autre plante que l’on désire cultiver. Alors, dites-moi, vous cultivez votre gazon pour le manger? Qui a décidé que le pissenlit était une mauvaise herbe? Depuis quand le pissenlit est-il considéré comme une mauvaise herbe?

Cette année, pourquoi ne pas suivre le mouvement et laisser intacte la seule source de nourriture possible en début d’année pour les abeilles et les pollinisateurs. Avec l’énorme écoservice qu’ils nous rendent en nous fournissant fruits et légumes, nous leur devons bien ce petit service!

par Florence Brodeur, étudiante en Techniques de comptabilité et de gestion

Contrairement à ce que certains peuvent penser, le sport, que l’on pratique presque quotidiennement dans nos vies, peut être très néfaste pour l’environnement. Les aménagements, l’équipement et les infrastructures que sa pratique nécessite ne se rattachent pas toujours au concept d’écoresponsabilité. Dans notre quotidien, comment est-il possible d’améliorer notre pratique sportive pour diminuer ses impacts négatifs sur l’environnement?

D’abord, il faut savoir que certaines pratiques sont plus néfastes que d’autres. Le hockey, par exemple, demande beaucoup plus d’infrastructures que la randonnée pédestre. En choisissant de pratiquer des sports qui exigent peu de changement sur l’environnement naturel, on réduit considérablement les impacts négatifs de l’activité physique sur la faune, la flore et l’air que l’on respire.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’équipement, il est possible de lui donner une seconde chance. Que ce soit d’en faire don, de le prêter ou de le revendre, cette action permet de sauver du matériel qui est encore adéquat. En plus d’être positif pour l’environnement, il est possible de sauver des coûts rattachés à l’achat de nouvel équipement. Également, lorsqu’on pratique un nouveau sport, le matériel utilisé peut parfois être loué plutôt qu’acheté. Encore une fois, les coûts sont moindres et le tout est meilleur pour l’environnement.

Il existe également une bonne alternative pour prendre soin de notre environnement tout en étant actif : le plogging. Cette activité physique consiste à courir tout en récoltant les déchets à l’aide d’un sac à poubelle1. Pourquoi? Cette pratique permet de garder les lieux près de chez soi propres, tout en étant un très bon défi pour les coureurs. Un bon deux pour un, la fierté d’avoir fait votre part pour l’environnement, mais aussi d’avoir fait votre activité physique quotidienne.

Finalement, le sport devrait toujours être pratiqué avec une certaine conscience environnementale. Si chaque personne pose un petit geste dans son quotidien, c’est un effet global que nous constaterons. En ce mois de mai, mois du vélo, je vous invite fortement à pratiquer le vélo. Il s’agit d’un sport qui demande peu de matériel et qui sauve de l’essence lorsqu’il est utilisé comme moyen de transport actif. Alors, à quand votre prochaine sortie à vélo pour aller faire vos commissions?

1 https://www.lequipe.fr/Tous-sports/Actualites/Pratique-sportive-eco-responsable-les-7-reflexes-a-adopter/1177211

par Gabriel Bonneau, étudiant en Cinéma et littérature

Nous sommes parvenus à conquérir la nature, nous nous en sommes rendu « maîtres et possesseurs1 » comme le désirait Descartes. Nous avons non seulement interprété la richesse du monde comme infinie, et nous sommes trompés comme en témoigne la crise écologique actuelle, mais mécompris davantage encore l’humain comme simple chose, sans plus de dignité d’être qu’une roche. Sans issues, au gré des journées de la semaine dont la différence ne se trouve que sur le calendrier, et dont seules nos rides semblent témoignées; nous avons vu et cru le monde sans poésie.

Laissant la beauté à la mémoire
Au profit de la froide exactitude
Où la pensée se noie sous les déboires
Des serviteurs de la morne habitude.

Nous l’avons vu et cru en règles, statistiques, profits et pourcentages. Nous avons délaissé notre rapport avec le monde, nous avons délaissé notre entière responsabilité envers celui-ci, ne possédant de l’outil poétique qui en rend la vue possible qu’une idée si vague, que ce vague même de notre idée est devenu pour nous la définition de la poésie2. Nous avons oublié comment oser vivre hors du carcan du « 9 à 5 », réglant au quart de tour nos vies autour du seul mot productivité, nous avons oublié comment vivre lorsque l’on ne consomme plus.

Humblement, je vous invite à lever ce voile brumeux, à voir le monde d’un œil qui vous est peut-être nouveau, de voir en lui, non un amas de choses, mais un monde d’emblée signifiant, qui dépend autant de nous, que nous en retour, dépendons de lui. Je vous invite à prendre soin de ce qui se tue à prendre soin de nous par notre indifférence; la nature n’est plus cette force mythique et imperturbable qu’elle a déjà été. L’humanité a désormais sous son joug l’immensité de la biosphère3. Nous devons apprendre, en conséquence, non pas à perpétuer l’innovation perpétuelle, mais à contrer les dérives de ce pouvoir dont nous avons perdu le contrôle. Aussi longtemps que nous trouverons acceptables et souhaitables la vénération de l’utilité avant tout, les énergies fossiles et le mode de vie qui en découle n’ayant que l’impératif économique en vue, aussi longtemps que cette vue du monde, que cette mentalité empoisonnera nos eaux et nos vies, peu importe les changements de gouvernement ou les actions individuelles et dérisoires que nous prendrons, nous nous retrouverons, tôt ou tard, avalés dans une autre question aux conséquences abyssales.

Il ne suffit pas de recycler, de composter ou de légiférer, il faut changer de lunette, nos vues se sont visiblement embrouillées. Il ne faudrait pas succomber au désir de Descartes énoncé au début, mais plutôt apprendre à méditer, avec Heidegger, l’idée selon laquelle :

« L’homme n’est pas le maître de l’étant, il est le berger de l’Être4 ».

Le déluge (1911) – Léon-François Comerre

Crédit photographique : Gérard Blot/Agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais des Champs Elysées

1 René DESCARTES. Discours de la méthode, Paris, Gallimard, 1991, [1637],  p. 131.
2 Fabrice, LUCHINI  citant  Paul VALÉRY. Le point sur Robert, 2008, 1 h 33 min 20 s, https://www.youtube.com/watch?v=qifHub93ILg&t=11s&ab_channel=og (Page consultée le 28 mars 2021).
3 Hans JONAS. Le principe responsabilité, Paris, Flammarion, 1990, [1979] p.11, 12, 15.
4 Martin HEIDEGGER. « Lettre sur l’humanisme », dans Question III, Paris Gallimard, [1947], p.101.

par Florence Brodeur, étudiante en Techniques de comptabilité et de gestion

Depuis plusieurs années, la pollution est un sujet d’actualité. Que ce soit par nos actions ou nos achats, nous polluons gravement la Terre. Une des formes de gaspillage très connues est le gaspillage alimentaire. Alors que de l’autre côté des océans, certaines personnes meurent de faim, au Canada, c’est plus de trois tonnes de nourriture par année qui se retrouvent aux vidanges.1 Selon, entre autres, la méthode de production des aliments et la distance du transport de la production à l’assiette, l’empreinte écologique peut être assez grande sur la planète. Il y a de nombreuses manières de réduire cette empreinte écologique et la réduction du gaspillage de nourriture est une manière qui demande peu d’efforts. Ce sont de petites choses banales qui permettent d’éviter de devoir jeter de la nourriture : faire une liste d’épicerie, planifier les repas de la semaine, l’achat en vrac en plus petite quantité, récupérer les restes, et encore plus!2

Il existe de nombreuses recettes qui permettent de récupérer des restants de table. Par exemple, avec du pain qui est rendu plus ferme, on peut transformer le tout en croutons avec quelques ingrédients, soit de l’huile d’olive et des fines herbes.3 Cela peut sembler bien banal, mais le pain restera dans votre assiette plutôt que d’aller aux poubelles. Au-delà de l’empreinte environnementale, ces changements dans votre mode de vie permettent également une économie d’argent.

Le gaspillage alimentaire n’a rien de positif. D’ailleurs, si vous désirez en apprendre davantage à ce sujet, de nombreux livres de recettes sont axés vers cette réduction du gaspillage alimentaire. Le livre d’Estelle Richard intitulé « Pour en finir avec le gaspillage alimentaire »4, en est un exemple. Le Free Go du Cégep de Victoriaville permet aussi un partage des aliments afin de réduire le gaspillage. Alors, quel sera votre premier pas?

1 https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1774932/nourriture-rapport-onu-pertes-environnement
2 https://www.quebec.ca/sante/alimentation/reduire-gaspillage-alimentaire
3 https://ici.radio-canada.ca/mordu/recettes/284/croutons-maison
4 https://www.lapresse.ca/arts/litterature/2021-03-13/pour-en-finir-avec-le-gaspillage-alimentaire/comprendre-pour-changer.php

Grands consommateurs de ressources énergétiques et producteurs d’une quantité considérable de déchets, les laboratoires d’enseignement sont souvent en marge des principes de développement durable. Le projet ÉCOLABO, mis sur pied par l’Université de Montréal en 2013, vise à guider les laboratoires d’enseignement dans la réduction de leur empreinte écologique.

C’est en 2018, à la suite d’une démarche de certification entreprise par Michelle Sévigny, technicienne de laboratoire, que les deux laboratoires de biologie du Cégep de Victoriaville obtiennent leur certification Platine, la plus haute reconnaissance au projet ÉCOLABO permettant ainsi au Cégep de Victoriaville d’être un des 5 collèges certifiés ÉCOLABO dans la province.

Cette certification témoigne des efforts entrepris par Michelle afin de réduire l’empreinte environnementale des laboratoires de biologie. La quantité d’énergie consommée (éclairage, électricité, chauffage, etc.), la consommation d’eau, la gestion des déchets et la disposition sécuritaire des différents déchets produits en laboratoire sont, entre autres, des éléments qui sont portés à l’attention des techniciennes. En plus de réduire l’impact négatif des laboratoires sur l’environnement, cette certification permet de sensibiliser les élèves à des pratiques plus écoresponsables en laboratoire.

Les laboratoires de biologie ne sont pas les seuls à avoir obtenu la certification ÉCOLABO au Cégep de Victoriaville. L’atelier de physique et le laboratoire de chimie ont respectivement la certification Bronze et niveau 1 (ancien niveau de certification).

Vous avez un laboratoire dans votre département et aimeriez en savoir plus sur le programme ÉCOLABO? Notre ressource locale, Michelle Sévigny, pourra certainement témoigner de son expérience. Vous pouvez également contacter Mélissa Pilon, conseillère à la vie étudiante au volet développement durable.

Merci beaucoup Michelle pour ce legs significatif nous permettant d’explorer une transition environnementale dans nos laboratoires de sciences.

par Samuel Boutin, étudiant en Sciences de la nature – Sciences de la santé

Vous êtes habités par le désir de protéger notre Planète bleue tout en cherchant à faire une réelle différence dans le monde qui vous entoure, mais ne sachant que faire de cette fibre écologiste, vous préférez regarder les autres prendre part à l’action. Ce billet vous est destiné.

Connaissez-vous l’application AWorld in support of ActNow? Offerte sur Android et Apple, cette application propose une approche ludique et divertissante pour « ag[ir], enregistre[r] vos habitudes et observe[r] leurs effets »1. En effet, en quelques clics rapides, la plateforme offre une vaste sélection d’actions quotidiennes et offre la possibilité aux utilisateurs d’observer les effets en fonction de l’économie de carbone, d’eau et d’électricité. Vouée à l’éducation, AWorld permet aussi de se joindre à des défis, de participer à des jeux-questionnaires et d’obtenir, si on le souhaite, des conseils pour apprivoiser le développement durable. L’application s’inscrit dans la lignée de la campagne Agissons (ActNow) de l’Organisation des Nations unies qui cherche à édifier une action citoyenne à l’encontre des changements climatiques et pour mondialiser la durabilité. L’application étant rendue accessible à l’ensemble des habitants de la Terre, les Nations Unies affirment qu’au total, 4 872 097 actions ont été prises, et ce, à travers le monde entier grâce à cette application mobile et au chat bot mis en place sur leur site Internet.1 Ce dernier offre la possibilité d’accéder directement à des suggestions toutes simples pour contribuer à la pérennité de notre Planète bleue.

Serez-vous tentés de vous lancer dans ce défi? Après tout, que ce soit une, deux ou bien dix actions commises chaque jour, dites-vous qu’il s’agit d’un pas de plus pour réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre qui compromettent notre planète.

P.-S. – Pour plus d’informations, consultez la page Internet de AWorld au https://aworld.org/  (en anglais seulement).

1 https://www.un.org/fr/actnow/

par Samuel Boutin, étudiant en Sciences de la nature – Sciences de la santé

Le « visionnage en rafale » ou « binge-watching » en anglais est un phénomène dont la popularité ascendante dans les dernières années est observée mondialement avec l’avènement des géants de la diffusion numérique comme Netflix, Youtube ou encore Tiktok. En pleine pandémie, ils rejoignent chaque jour plusieurs dizaines de milliers d’individus avides de divertissement qui n’ont qu’à cliquer pour accéder, dans le confort de leur salon, à un immense catalogue de séries, de films, de vidéos et plus encore. À l’ère de l’instantanéité, tout le monde y trouve son compte et en profite allègrement. Toutefois, très peu d’individus sont au fait de l’immense système énergivore qui, mine non seulement la pérennité de la Planète bleue, mais qui permet aussi le fonctionnement de ces sites où 500 heures de vidéos sont publiées chaque minute.1

Une industrie aux émissions exorbitantes
Tout d’abord, l’industrie de la diffusion numérique telle qu’on la connaît aujourd’hui est lucrative, mais aussi extrêmement polluante. Outre les plateaux de tournage qui se déplacent d’un coin du globe à l’autre pour produire du contenu qui rejoindra un auditoire de tout âge, toute la postproduction qui s’en suit ainsi que la diffusion du produit final via différentes chaînes et plateformes sont des exemples flagrants de l’impact environnemental colossal de cette industrie. Si l’on s’attarde uniquement à la diffusion, les chiffres sont particulièrement éloquents. Selon un rapport de la société Sandvine2, publié en 2019, le visionnement de vidéos en continu occupait 60,6 % du trafic global sur Internet, il y a de quoi s’intéresser davantage à la situation. Cette société ontarienne spécialisée dans les technologies affirme, expertise à l’appui, que l’impact environnemental de ce phénomène est comparable à celui du transport aérien.3 De son côté, à l’été 2018, l’organisme français The Shift Project avançait une approximation chiffrée à 300 millions de tonnes de CO2.1 De ce nombre, 102 millions étaient attribuables uniquement à la vidéo à la demande, c’est-à-dire les Netflix, Amazon et autres de ce monde.2 Le Shift estimait que ces émissions augmenteraient de 9 % chaque année, ce qui est considérable.1

D’où provient une telle pollution?
Légitime est la question et à ce sujet, bien qu’une certaine quantité d’énergie soit requise pour faire fonctionner les appareils personnels des utilisateurs, ce n’est aucunement comparable à la quantité faramineuse d’énergie requise pour alimenter l’envers du décor…

Note aux lectrices et lecteurs
La suite de cette capsule sera accessible dans la semaine qui suit. La suite du constat accablant de la situation y sera notamment abordée. D’ici là, il faudra résister aux pulsions puisqu’ici, la « lecture en rafale » n’est pas envisageable!

1 https://curiummag.com/comment-sauver-la-planete-sans-se-desabonner-de-netflix/
2 https://www.ledevoir.com/societe/environnement/565787/l-empreinte-ecologique-de-netflix-et-cie-ne-cesse-de-grimper
3 https://www.sandvine.com/inthenews/how-streaming-and-other-data-demands-take-a-toll-on-the-environment

par Samuel Boutin, étudiant en Sciences de la nature – Sciences de la santé

Dans la capsule précédente, il fut question de l’impact considérable qu’a la diffusion numérique sur l’environnement. Toutefois, plusieurs questions restent sans réponse. Soyez rassurés, cette continuité de « Visionnage en rafale » et environnement  vous offrira une banque d’informations supplémentaires qui sauront vous conscientiser à la cause qui nous intéresse plus particulièrement, c’est-à-dire la protection de notre planète Terre.

Une industrie monstrueusement énergivore
À présent, nous savons qu’une énorme quantité de gaz à effet de serre est rejetée dans l’atmosphère en raison de la consommation excessive de contenu numérique, mais pourquoi en est-il ainsi? Pour comprendre la situation, il faudra se familiariser avec le principe de la diffusion numérique. Tout d’abord, l’image projetée à l’écran n’apparaîtrait pas sans quelques étapes importantes. En effet, elle doit passer par plusieurs serveurs, terminaux, réseaux de stockage, ainsi que plusieurs centrales de données et toutes ces autres installations qui entreposent plusieurs milliards de données. Sans ceux-ci, nul ne serait en mesure de visionner à distance, en seulement quelques clics, un contenu vibrant. Ces installations géantes nécessitent d’immenses quantités d’énergie pour assurer leur fonctionnement et empêcher toute forme de surchauffage. En effet, Anders Andrae, un chercheur affilié à Huawei Technologies Sweden avait estimé qu’au cours de la seule année de 2020, ces centres devaient dévorer jusqu’à 651 térawattheures d’électricité.1 On peut imaginer que la quantité a augmenté avec l’isolement mondial engendré par la pandémie. Pourtant, déjà à ce rythme, c’était presque autant que la production d’énergie annuelle canadienne. On estime même, en sachant qu’une grande maison québécoise consommerait environ 35 mégawattheures pour la même période, que cela équivaudrait à environ 18,6 millions de maisons, ce qui est énorme.2 Dans ses calculs publiés dans l’International Journal of Green Technology, le spécialiste affirme, en outre, qu’au cours de la décennie à venir, la demande en énergie du secteur technologique devrait doubler. Sans ajustements, dès 2040, la situation se verrait être insoutenable.1 Le hic, c’est qu’au niveau planétaire, l’énergie nécessaire pour faire fonctionner ces bêtes numériques et les refroidir provient à la grande majorité des ressources non renouvelables, et donc polluantes comme le charbon. De ce fait, on estime que de 4 % des émissions de gaz à effet de serre globaux sont générées par cette industrie en plein essor, ce pour quoi il est d’autant plus important de veiller à trouver des alternatives plus écologiques. 3

Une alternative toute simple
Hors de tout doute, écouter en solo ses séries favorites est un passe-temps pour plusieurs, mais comme mentionné précédemment, les conséquences d’un point de vue écologique sont incontestables. En effet, la consommation peut être quadruplée, voire quintuplée très rapidement, si par exemple, dans une seule maison, chacun écoute ses émissions de son côté. Il y a là le principal inconvénient de la diffusion numérique. En effet, avant l’ère de l’instantanéité, la télévision traditionnelle jouissait d’un avantage précieux puisque chaque personne écoutait la même chose en même temps. Les serveurs étaient donc moins surchargés, ce qui impliquait une moins grande consommation d’énergie. Il est donc temps de sortir de sa chambre et de renouer avec ces vieilles traditions. Revoir sa consommation de contenu numérique peut donc être une bonne initiative.

En somme, bien qu’on ait l’opportunité, ici au Québec, d’avoir accès à de l’énergie verte en grande quantité, ceci ne veut pas pour autant dire que nous sommes des consommateurs écologiques. Bien que nos téléviseurs, ordinateurs et téléphones cellulaires puissent être opérationnels grâce à l’énergie verte, ce qui y est projeté, en contrepartie, n’est pas écologique pour autant. C’est pour ainsi dire que ce que vous visionnez à l’instant n’est peut-être pas stocké, ici au Québec, mais peut-être en Chine, aux États-Unis ou bien en Inde où les énergies non renouvelables sont préconisées. Les centrales sont réparties sur l’ensemble des continents, à l’exception d’un seul, l’Antarctique, mais elles ne sont pas toutes approvisionnées par de l’énergie propre, ce pour quoi, en tant que consommateur, il est temps de prendre des décisions éclairées pour assurer la survie de notre planète, mais aussi celle de notre espèce. Peut-être saurez-vous attendre quelque peu avant de visionner le prochain épisode de votre série fétiche?

1 https://www.sandvine.com/inthenews/how-streaming-and-other-data-demands-take-a-toll-on-the-environment
2 https://curiummag.com/comment-sauver-la-planete-sans-se-desabonner-de-netflix/
3 https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/moteur-de-recherche/segments/chronique/131041/series-tele-netflix-amazon-pollution-numerique-environnement-impact-repercussions-internet-bande-passante

par Samuel Boutin, étudiant en Sciences de la nature – Sciences de la santé

La Terre, cette planète foulée par l’Homo sapiens depuis déjà plusieurs siècles et qui a vu plusieurs générations de créatures se succéder, renferme en elle maintes surprises explosives que nul ne souhaite déclencher. Leur déclenchement pourrait mettre fin à l’existence de l’humanité; une réalité dystopique qui donne matière à penser.

On appelle communément « bombes climatiques » ou bien encore « bombes carbone » tous les faits physiques ainsi que les exploitations des sources de carbone qui ont la capacité de renforcer le réchauffement climatique. Par usage des termes « faits physiques », on y regroupe tous les phénomènes déclenchés ou bien accélérés par ledit réchauffement climatique et qui, par le fait même, le favorisent1. De telles bombes libèrent de considérables quantités de gaz à effet de serre (aussi appelés GES).

Le côté préoccupant de cette réalité persiste dans le fait que de tels gaz agissent de manière à contenir la chaleur en provenance du Soleil, ce qui instaure un cercle vicieux. En effet, lorsqu’une quantité croissante de gaz est émise, plus la chaleur se coince dans l’atmosphère, ce qui accroît considérablement la fréquence des catastrophes naturelles et des vagues incendiaires qui, à leur tour, libèrent du gaz et ainsi de suite. La revue Energy Policy a publié, le 12 mai dernier, un article incendiaire sur le scandale des « bombes climatiques » qui dénombre pas moins de 425 bombes, et ce, dans 48 pays. De ce nombre, 256 seraient actuellement en exploitation. Il s’agit, pour la grande majorité, de centres d’extractions des matières fossiles comme le charbon, le pétrole ou bien encore les gaz naturels. Les experts ont conclu que les autres bombes sont, pour la plupart, encore au stade embryonnaire. Elles ne sont donc pas encore actives2. Bien que l’on pourrait s’attendre à des chiffres beaucoup plus élevés, les impacts de ceux-ci sont gargantuesques et inquiétants. En effet, une exploitation complète de ces dernières représenterait des taux d’émissions deux fois plus élevés que ceux dits « acceptables ».

Ce qui préoccupe la communauté scientifique persiste dans le fait que de tels taux ont la capacité de mettre à risque, voire d’anéantir l’objectif qui consiste à maintenir le réchauffement sous la barre du 1,5 degré. Déjà que certains ont qualifié la marge de manoeuvre comme étant « minime », en l’absence de changements drastiques, l’humanité serait en danger. Pour s’offrir une chance de renverser les vapeurs et éviter une nouvelle extinction massive, mettre un frein à tous ces projets polluants pourrait être une bonne idée. Dans un climat d’instabilité où fusent de toutes parts les solutions pour atténuer les conséquences du réchauffement planétaire, il est devenu primordial de désamorcer ces bombes avant qu’elles anéantissent les chances de s’en sortir. Bref, bien que certaines bombes soient amorcées directement par l’activité humaine, d’autres le sont indirectement. À ce sujet, l’une des bombes les plus massives, mais par-dessus tout, l’une de celle qui représente le plus grand risque pour la biodiversité et la survie de l’Homo sapiens sera au centre de la deuxième capsule du dossier Vivre parmi les bombes qui suivra demain.

1 Bombe à carbone — Wikipédia (wikipedia.org)
2 Réchauffement climatique : 425 « bombes climatiques » prêtes à faire exploser nos émissions carbone (radioclassique.fr)

par Samuel Boutin, étudiant en Sciences de la nature – Sciences de la santé

Il fut question, dans la capsule précédente, de deux types de « bombes climatiques ». Les unes, purement humaines, résultent des exploitations par l’homme de certaines ressources naturelles. Les autres sont « naturelles », quoique l’activité humaine perturbe considérablement le cycle naturel des choses. Pensons notamment à la fonte de la banquise, la fonte des surfaces enneigées (diminution du pouvoir réfléchissant de la Terre) et ultimement la fonte du pergélisol1. Cette dernière s’avère être l’une des plus menaçantes, mais surtout l’une des plus sous-estimées par la communauté scientifique durant des années. Aujourd’hui, sa fonte est braquée sous les projecteurs et on en apprend, petit à petit, sur ses effets dévastateurs.

Qu’est-ce que le pergélisol?
Le pergélisol, aussi connu sous son appellation anglaise « permafrost », est considéré comme étant le sous-sol qui est gelé de manière permanente (ou au minimum deux ans) et on le retrouve un peu partout à l’échelle planétaire, mais plus particulièrement dans des régions dites alpines, arctiques ou antarctiques2. Sa formation, son aptitude à résister aux variations des températures ainsi que son épaisseur font de lui un indicateur très important lorsqu’on souhaite étudier les effets des changements climatiques. Des équipes entières de chercheurs, appuyés par des satellites, suivent son évolution et peuvent en tirer d’importantes conclusions. Ces années d’étude ont permis de comprendre l’impact du réchauffement planétaire, car lorsque sont relâchés les gaz à effet de serre, les températures augmentent et affectent donc, par le fait même, la consistance du pergélisol. Une étude menée par le Département des sciences de la terre de l’Université Oxford au Royaume-Uni a permis de déterminer que la surface couverte par le pergélisol s’étendait sur 10 millions de km2 et que, sans mesures concrètes pour contenir le réchauffement sous la barre du 1,5°C, cette superficie diminuerait considérablement3. Présenté différemment, ce sont 25 % des terres au nord de l’équateur qui sont gelées en permanence, du moins à ce jour4.

Pourquoi est-il considéré comme une « bombe climatique »?
Ce qui inquiète la communauté scientifique, c’est que la formation de ce sous-sol s’est déroulée sur plusieurs millénaires et qu’au fur et à la mesure qu’il s’étendait, il a su accumuler d’importantes quantités de carbone2. Plus concrètement, d’importantes quantités de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) sont piégées dans les clathrates5 du pergélisol et lorsque celui-ci fond, il libère ces composés. Sous forme gazeuse, ils font partie de la grande famille des gaz à effet de serre1.

On estime à 1700 milliards de tonnes, la quantité de carbone emprisonnée dans ces sous-sols gelés, ce qui représente près du double du dioxyde de carbone actuellement relâché dans l’atmosphère3. Alarmant à souhait, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU estime qu’en l’an 2100, au rythme actuel, le pergélisol aurait perdu jusqu’à 90 % de son étendue. Outre l’augmentation des températures, ce qui inquiète également c’est qu’en fondant, il permet à la végétation de s’étendre ce qui accentue le dégel et libère d’importantes quantités de CO2 et de méthane. Plus concrètement, une fois le sol peuplé de végétaux, aucun retour en arrière n’est possible pour le pergélisol. Les impacts ne sont pas qu’environnementaux, car son dégel favorise l’instabilité des infrastructures nordiques qui nécessiteront, dans un futur proche, des mises à niveau4.

Des calculs provenant d’autres études ont aussi déterminé que si la température des régions arctiques augmentait de 2,5°C d’ici 2040 (par rapport à la moyenne entre 1985 et 2004), les émissions de carbone en provenance du pergélisol seraient de 30 à 63 milliards de tonnes, ce qui représente 6 fois les émissions chinoises à la même époque. Rappelons que la Chine est, à ce jour, la plus grande pollueuse à l’échelle planétaire avec ses émissions 18 fois plus élevées que celles du Canada6. Sachant que ce nombre comprend à la fois le dioxyde de carbone et le méthane, et que ce dernier a un potentiel de réchauffement 25 fois plus élevé que son homologue, ces données sèment l’inquiétude3.

En soi, le dégel du pergélisol constitue un phénomène naturel, mais l’activité humaine contribue largement à augmenter les émissions de GES qui font accroître les températures globales. En ce sens, si aucune mesure n’est mise en place pour contrer de telles émissions, ce phénomène s’accélèrera considérablement. Sans être témoin d’une nouvelle ère glaciale, il n’existe aucun signe qui prouve qu’une telle situation pourrait se résorber, ce pour quoi il est temps d’agir. L’humain ne peut pas directement empêcher la fonte du pergélisol, mais il a la capacité de corriger certains de ses mauvais plis pour limiter, voire anéantir ses émissions artificielles. De plus, le Canada, étant une région arctique, est aux premières loges de la fonte du pergélisol. Le deuxième pays au monde en termes de superficie renferme donc l’une des plus imposantes bombes, mais elle est loin d’être la seule. Parmi les 425 bombes recensées mondialement, le Canada en abriterait au moins 12. Entièrement artificielles, toutes pourraient être désamorcées. Serez-vous en mesure de les nommer? En attendant la suite demain, tâchez de noter vos conjectures sur un coin de papier!

1 Bombe à carbone — Wikipédia (wikipedia.org)
2 Pergélisol – Définition (actu-environnement.com)
3 La bombe climatique à ne pas amorcer | Le Devoir
4 Le pergélisol, bombe climatique méconnue | Le Devoir
5 Le terme scientifique « clathrate » désigne, plus communément, un complexe moléculaire (grand réseau de molécules appelées « molécules hôtes ») qui forme ce qu’on pourrait considérer comme étant une cage. Les molécules « emprisonnées » sont appelées « molécules incluses ». | Clathrate compound – Wikipedia
6 Émissions de gaz à effet de serre – Canada.ca | Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale – Canada.ca

par Samuel Boutin, étudiant en Sciences de la nature – Sciences de la santé

Dans cette dernière capsule, recentrons-nous sur une réalité qui nous touche de près, car elle se concrétise à même les frontières de ce pays. Inutile est-il de mentionner que les Canadiens, tout comme la majorité des autres citoyens du monde, sont dépendants à certains produits, comme c’est le cas des hydrocarbures. Or, cette industrie polluante est bien implantée au pays, ce pour quoi le Canada abrite douze projets présents dans la liste des 425 bombes de l’étude « « Carbon bombs » – Mapping key fossil fuel projects1 ». L’étude publiée dans Energy Policy a sonné l’alarme sur l’étendue de la problématique et démontre, à nouveau, qu’il reste du pain sur la planche pour atteindre les cibles fixées en matière d’environnement. L’ensemble des douze projets canadiens est en exploitation, mais cela n’empêche pas la mise en place de mesures concrètes pour assurer un respect des normes environnementales et réduire l’apport du Canada dans les émissions de GES.

Parmi les douze projets qui émettraient approximativement 39,0 gigatonnes de GES, les grands honneurs sont décernés au projet pétrolier et gazier néo-britannique Montney Play qui rejetterait annuellement tout près de 13,7 gigatonnes de GES (13,7 milliards de tonnes) ce qui le hisse au sommet des bombes les plus polluantes au monde; suivent la mine de charbon néo-britannique Murray River qui émettrait jusqu’à 8,5 gigatonnes annuellement ainsi que la formation albertaine à trois membres (gaz de schistes, « siltsones » et grès) Spirit River et ses émissions qui sont chiffrées à 3 gigatonnes2.

Sans surprise, les autres figures de proue canadiennes, également situées en Colombie-Britannique et en Alberta, œuvrent dans les mêmes milieux. Parmi celles-ci, on retrouve les sites d’extraction de sables bitumineux Horizon Oil Sands Processing Plant and Mine (Alberta), Kearl Oil Sands Projet (Alberta), Duvernay Formation (Alberta), Athabasca (Alberta : mythique projet découvert en 1848 et considéré comme l’une des plus grandes réserves pétrolières à l’échelle planétaire après l’Arabie Saoudite et l’Orinoco vénézuélien3), Christina Lake (Colombie-Britannique) et Mildred Lake (Alberta). Dans la liste, sont également répertoriées les mines de charbon Fording River (Colombie-Britannique : l’une des plus grandes réserves canadiennes de charbon4) ainsi que Gething (Colombie-Britannique). Liard Basin (Colombie-Britannique), la deuxième plus grande réserve de gaz de schiste canadienne fait également partie de la liste5.

Bien qu’avec ses 39 gigatonnes, le Canada soit loin derrière de grands pollueurs comme la Chine et ses 141 bombes ou bien les États-Unis et ses 28 bombes qui ont des taux d’émissions potentiels chiffrés respectivement à 332,9 et 151,1 gigatonnes; il se positionne tout de même au septième rang6. L’étude tient uniquement compte des « bombes carbones » d’origine humaine, c’est-à-dire les quelques 425 projets d’extractions concentrés, à la grande majorité, dans une dizaine de pays, dont le Canada. Elle exclut donc certaines émissions plus difficiles à quantifier, comme celles du pergélisol, bien qu’elles soient non négligeables. Il n’est pas exclu que d’autres projets voient le jour dans les prochaines décennies. Toutefois, l’étude offre une vue d’ensemble et rend publique une tonne d’informations susceptibles d’éveiller les consciences quant à l’urgence climatique.

Pour les curieux, l’étude est accessible gratuitement via le lien suivant : “Carbon Bombs” – Mapping key fossil fuel projects – ScienceDirect

La présente capsule met fin au dossier pour le moins explosif sur ces fameuses « bombes climatiques » qui mettent à risque nos objectifs quant aux émissions de GES et au réchauffement climatique. Ces capsules, bien qu’elles contiennent des informations de nature scientifique, ont pour unique objectif d’informer le plus grand nombre d’individus quant aux dynamiques environnementales. De plus, à l’approche des élections provinciales, de nombreux partis présentent leurs plans pour appuyer la lutte contre les changements climatiques. Qu’on le souhaite ou pas, les décisions de nos élus ont un grand impact environnemental, d’où l’importance d’exercer son devoir et d’accorder sa confiance à un parti qui saura être proactif en la matière. Restez à l’affût, plus de contenu « enviro » suivra!

L’étude a été menée par Kjell Kühne (University of Leed, Royaume-Uni), Nils Bartsch (Leave it in the Ground Initiative, Allemagne), Ryan Driskell Tate (Global Energy Monitor, États-Unis), Julia Higson (University of British Columbia, Canada) et André Habet (Syracuse University, États-Unis) | “Carbon Bombs” – Mapping key fossil fuel projects – ScienceDirect
2 Le Canada compte 12 « bombes carbones » | Le Devoir
3 Athabasca oil sands – Wikipedia
Fording River coal mine – Wikipedia
5 CER – Market Snapshot: Northern Canada rich in natural gas resources, but current production continues to decline (cer-rec.gc.ca) | Le Canada compte 12 « bombes carbones » | Le Devoir
6 “Carbon Bombs” – Mapping key fossil fuel projects – ScienceDirect

Dans son nouveau plan stratégique, le Cégep de Victoriaville souhaite se développer de façon plus durable. Pour faire suite aux rénovations des salles de bain qui ont eu lieu cet été, je vous propose de participer par un geste simple et concret à ce développement écoresponsable de notre Cégep.

⇒ Utiliser le séchoir à main plutôt que le papier pour sécher vos mains

Plus de bactéries avec le séchoir à main?
Plusieurs études, financées par des distributeurs de papier, répandent l’idée que l’on retrouverait plus de bactéries sur les mains après avoir utilisé un séchoir à main qu’avant s’être lavé les mains. L’intérieur des séchoirs à main ne contient pas une quantité significative de bactéries1. Ce qui porte à croire que le séchoir à main en lui seul n’est pas responsable des bactéries qui pourraient se retrouver sur vos mains.

Cependant, les séchoirs poussent, à une vitesse élevée, l’air qui se trouve dans la salle de bain, incluant les bactéries qui se retrouveraient en suspension dans l’air. L’origine de ces bactéries pourrait être… les mains séchées au séchoir. Je vous explique.

Un piètre nettoyage des mains pourrait faire en sorte que des bactéries se retrouvent encore sur vos mains lors du séchage. Elles seront alors poussées par le vent du séchoir et se retrouveront dans l’air ambiant de la salle de bain. Les séchoirs poussant l’air ambiant de la salle de bain pourraient reprendre ces bactéries et les déposer sur les mains du prochain utilisateur. Mais…

Les filtres HEPA, la différence?
Une étude, menée par différents chercheurs universitaires au Connecticut,2 montre qu’un filtre HEPA bien entretenu permet de filtrer les bactéries contenues dans l’air de la salle de bain pour ne pas les pousser sur les mains des usagers. Vous pourrez remarquer l’indication HEPA sur les nouveaux séchoirs installés dans les salles de bain du pavillon central.

Un geste écoresponsable?
Si on considère l’empreinte carbone des deux méthodes de séchage des mains, le séchoir ressort grand vainqueur de ce défi. Même avec du papier à main recyclé, se sécher les mains au séchoir permettrait d’être plus écoresponsable envers notre planète que d’utiliser du papier3.

Des étudiants de l’Université Laval ont d’ailleurs publié une étude en 2012 montrant que le papier à main recyclé contient au minimum entre 100 et 100 000 bactéries vivantes par gramme de papier4.

Verdict
Pour un geste écoresponsable, le séchoir à main muni d’un filtre HEPA demeure la meilleure option selon la littérature, à condition que votre lavage des mains soit efficace!

1 HUESCA-ESPITIA, Luz del Carmen et al. « Deposition of bacteria and bacterial spores by bathroom hot-Air hand dryers » Applied and environmental microbiology, vol. 84 no 8 (avril 2018), pages consultées le 16 novembre 2022, https://journals.asm.org/doi/full/10.1128/AEM.00044-18

2 Idem

3 RADIO-CANADA. « Le sèche-main a-t-il une plus grosse empreinte écologique que le papier? », 19 janvier 2022, Moteur de recherche, https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/moteur-de-recherche/segments/chronique/387586/papier-brun-sechoir-mains (page consultée le 16 novembre)

4 HAMANN, Jean. « Un distributeur de bactéries? », 11 janvier 2012, ULaval nouvelles, https://nouvelles.ulaval.ca/2012/01/11/un-distributeur-de-bacteries-3880a653a1a913901979ba96d2a86528 (page consultée le 16 novembre 2022)

par Samuel Boutin, étudiant en Sciences de la nature – Sciences de la santé

Vivre dans une société de consommation, c’est vivre dans un milieu où une quantité titanesque de produits est disposée à être jetée après usage unique. Au rythme actuel, ce sont plusieurs milliers de tonnes de déchets qui sont redirigés vers les sites d’enfouissement puisqu’ils seraient sans valeur. Pour contrer cela, le « suprarecyclage » entre en jeu.

Qu’est-ce que le « suprarecyclage »?
Considéré comme l’un des piliers de l’économie circulaire, le « suprarecyclage » est défini ainsi : « recyclage qui a pour but de transformer un déchet en un produit à valeur ajoutée1 ». Ses principaux objectifs consistent à optimiser l’utilisation des déchets directement destinés à être ensevelis ainsi qu’à abaisser l’empreinte écologique liée à l’enfouissement des matières jetables2. En effet, au lieu de jeter après un usage unique, en appliquant ce principe, un même objet peut être réutilisé à maintes reprises, ce qui est en soi nettement plus écologique. On vise donc à valoriser les déchets. Ainsi, le « suprarecyclage » rend l’objet recyclé durable et plus profitable monétairement. Les souliers fabriqués à l’aide de bouteilles d’eau recyclées ou bien encore des vélos fabriqués à partir de goupilles d’aluminium recyclées en sont de bons exemples3. Le recyclage du papier, quant à lui, est un exemple contraire, car celui-ci a pour objectif de produire un bien de moindre valeur comme le papier journal.

Quels sont les avantages d’une telle pratique?
En réduisant le besoin de créer des nouvelles ressources, il est possible de contribuer grandement à la bonne santé de la Terre. On accorde trois principaux avantages à la mise en place du « suprarecyclage ». Premièrement, les extractions de ressources naturelles se voient être réduites. Prenons l’exemple d’un meuble en bois. Pour le concevoir, l’utilisation de ressources naturelles est nécessaire, mais celles-ci se retrouvent à la poubelle en fin de vie. Ainsi, le processus recommence lors de l’achat d’un nouveau meuble. Deuxièmement, une personne qui pratique le recyclage à gain de valeur contribue quotidiennement à prévenir les accumulations de déchets sur les sites d’enfouissement puisque le plastique, par exemple, « suprarecyclé » sera utilisé dans la confection d’un objet de qualité durable. Troisièmement, cette pratique permet de diminuer l’empreinte écologique lors d’une consommation. Par contre, bien que le « suprarecyclage » peut être mis en place à grande échelle, la vaste majorité des adeptes le font à petite échelle, donc, pour l’instant, l’empreinte écologique est moindre.

En l’absence de grandes usines dans la chaîne de production, les émissions de gaz à effet de serre sont réduites considérablement. Même avec l’application de ce type de recyclage, des GES seront relâchés dans l’atmosphère, mais il est plus avantageux d’augmenter la durée de vie de son bien que de le jeter4. Au Canada, en date du 14 mai 2022, on comptait 11 micro-usines œuvrant dans l’univers du « suprarecyclage » d’un océan à l’autre5!

Quelques idées pour intégrer le « suprarecyclage » à votre quotidien
De prime abord, « suprarecycler » peut paraître intimidant, mais il existe plusieurs moyens d’y parvenir. D’une part, il existe maintes initiatives locales qui réutilisent les matériaux du quotidien et qui vendent le fruit de leur travail. En seulement quelques clics, vous serez aptes à dénicher plusieurs entreprises issues de divers milieux qui sauront vous proposer des produits intéressants et respectueux de votre budget. Pensez notamment à la Distillerie Euclide de Victoriaville qui produit son gin à base de résidus de canneberges ou encore à la montréalaise Loop et à la warwickoise Boisson Sève, toutes deux spécialisées dans la production de boissons fruitées concoctées à partir des fruits rejetés par les grandes chaînes d’épicerie6. Quant aux amateurs du DIY (« Do It Yourself » en anglais ou « fais-le toi-même » en français), lancez-vous à la recherche de vieux objets d’un lointain quotidien et donnez-leur une nouvelle vie. Si votre banque d’idée est à son plus bas, plusieurs tutoriels et quelques suggestions sont disponibles sur YouTube ou Pinterest7. Sinon, certaines émissions comme Sauvez les meubles, une émission lancée sur les ondes de Canal Vie en 2012 et animée par Vanessa Sicotte peuvent contribuer à raviver la flamme ébéniste qui sommeille en vous8. Les possibilités sont infinies!

La présente capsule a su piquer votre curiosité et vous souhaitez en apprendre plus sur le sujet? Je vous invite fortement à visiter le site Web Upcycle That,9 une ressource qui saura assurément vous outiller dans vos recherches sur le sujet!

Site Web recommandé – Home | Upcycle That

1 suprarecyclage | GDT (gouv.qc.ca)
2 Le suprarecyclage gagne en popularité, mais de quoi s’agit-il? | Radio-Canada.ca
3 What Is Upcycling — and How Does It Benefit the Planet? (brightly.eco)
4 What Is Upcycling — and How Does It Benefit the Planet? (brightly.eco)
5 Le suprarecyclage gagne en popularité, mais de quoi s’agit-il_ Radio-Canada.ca
Du gin grâce à l’économie circulaire à Victoriaville | Radio-Canada.ca | LOOP Mission – Combat le gaspillage alimentaire |Les boissons Sève – Le smoothie de la 2e chance (boissonseve.com)
7 What Is Upcycling — and How Does It Benefit the Planet? (brightly.eco)
8 Sauvez les meubles ! | Zone3
9 Upcycle That propose une interface uniquement en anglais, mais l’information qui s’y retrouve s’avère somme toute pertinente et compréhensible, et ce, pour toutes les tranches d’âge.

Soirées documentaires

Le comité environnement du Cégep de Victoriaville, en collaboration avec Solidarité Nord-Sud des Bois-Francs, vous invite aux soirées ciné-causerie chaque dernier jeudi du mois. C’est ouvert à toute la population et c’est gratuit! Dès 19 h, c’est un rendez-vous au Petit Auditorium du Cégep de Victoriaville.

Pour information

Mélissa Pilon, conseillère à la vie étudiante, volet développement durable
Local D-211C
Tél. : 819 758-6401, poste 2316
pilon.melissa@cegepvicto.ca