Environnement et Développement durable

Présentation

Grâce à l’initiative étudiante et à celle de divers membres du personnel, le Cégep de Victoriaville est fier d’être reconnu depuis 2004 en tant qu’établissement vert Brundtland.

Qu’est-ce qu’un établissement vert Brundtland?
Un établissement vert Brundtland (ÉVB) est un établissement où l’on pose des gestes concrets et continus pour un monde écologique, pacifique, solidaire et démocratique.

Un établissement vert valorise la conservation des ressources en réalisant des projets de réduction, de réemploi, de récupération et de recyclage. Un établissement Brundtland valorise les actions de démocratie, de partage, de coopération, d’équité, de solidarité, de respect, de paix, de droits humains, etc.

La démocratie, la solidarité, l’écologie et le pacifisme, les 4 valeurs EVB guident nos actions posées, que ce soit dans les activités pédagogiques ou dans notre quotidien. Les Établissements verts Brundtland visent à appliquer le principe suivant : « agir localement et penser globalement ». Un geste quotidien individuel, qu’il soit démocratique, solidaire, écologique ou pacifique peut contribuer à améliorer la qualité de vie de toute la société.

Le statut d’ÉVB reconnaît donc les efforts réalisés quotidiennement par les établissements qui l’ont obtenu; efforts qui doivent être soutenus, puisque le statut doit être renouvelé à chaque année.

Qu’est-ce qui se passe au Cégep de Victoriaville?

  • Certification monarque pour différents événements
  • Récolte de compost
  • Certification Écolabo
  • Bourse Santé urbaine
  • Stages à l’international
  • Présence de différents groupes étudiants actifs dans le milieu (Comité d’écologie et d’actions sociales, LGBT+, etc.)
  • Activités favorisant la mobilité durable
  • Freego (Frigo communautaire)
  • Et plusieurs autres

Le Cégep fait place à plusieurs autres projets et actions de long terme et/ou ponctuelles en lien avec le développement durable dans le but d’offrir aux étudiantes et aux étudiants un environnement sain et respectueux des valeurs de développement durable.

Capsule 1 – Levons nos bouteilles et nos pains!

Pourquoi ne pas faire une bonne action en jetant vos goupilles, bouchons de bières et attaches à pain au Cégep! Saviez-vous que le Cégep de Victoriaville est un des nombreux points de dépôts existants à Victoriaville qui permet la récolte de ces articles recyclables.

En les jetant dans le contenant approprié à la Salle de regroupement, vous participez à la campagne de financement de la Fondation À Notre Santé de l’Hôpital HDA.

Depuis 2002, la campagne Cueillette sélective a pour mission de détourner des sites d’enfouissement des produits recyclables tout en aidant les services de pédiatrie de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska. Cette campagne a permis d’amasser près de 25 000 $ jusqu’à maintenant et d’offrir différents équipements pour la pédiatrie et le centre-naissance famille.

Cette année, la cueillette servira à offrir un soutien aux familles qui ont à surmonter l’épreuve difficile de la perte d’un petit ange parti trop tôt.

Capsule 2 – Prépare-toi, le 22 mars, on fête l’eau!

Savais-tu que le 22 mars est la Journée mondiale de l’eau? La Terre est recouverte de 70 % d’eau, mais environ seulement 2,5 % de cette eau est potable et encore un plus faible pourcentage est disponible à la consommation humaine. On estime que chaque Québécois consomme quotidiennement plus de 400 litres d’eau potable.

C’est difficile de consommer moins d’eau! C’est vrai que changer nos habitudes de vie c’est difficile, mais les Français consomment en moyenne moins de 150 litres d’eau par jour… oups!

Oui! L’eau est une ressource renouvelable, mais lorsqu’on l’utilise dans nos activités quotidiennes, que ce soit pour se laver, brosser nos dents, laver la vaisselle, faire pipi, etc., on laisse dans l’eau des déchets et des composantes qui sont parfois rejetés dans l’environnement. Donc, plus on consomme l’eau, plus on la pollue et plus il coûte cher par la suite de la traiter pour qu’elle nous revienne potable… sans compter aussi tous les impacts sur les milieux aquatiques.

Voici quelques actions simples à réaliser pour économiser de l’eau :

  • Ferme l’eau lorsque tu te savonnes sous la douche – Cinq minutes sous la douche consomment environ 80 litres d’eau.
  • Bois l’eau du robinet – 1 litre d’eau embouteillée utiliserait la quantité double pour être produit, sans compter les conséquences de la bouteille en plastique elle-même.
  • Laisse un pichet d’eau au réfrigérateur – Pourquoi laisser couler inutilement de l’eau le temps qu’elle refroidisse ? Le pichet d’eau permet aussi de laisser évaporer le chlore dont certaines personnes n’aiment pas le goût.
  • Achète des produits cultivés écologiquement – Cette habitude permet de diminuer la quantité de pesticides et autres produits nocifs utilisés lors de certaines cultures conventionnelles.
  • Pense à ce que tu rejettes dans le lavabo et les toilettes, est-ce bon pour l’environnement?

Capsule 4 – Diminuer ses déchets à l’école!

Je te donne un défi : choisis un truc parmi les suivants et essaie de le conserver pendant 1 mois. Le mois suivant, si tout va bien, ce sera un nouveau truc que tu pourras inclure à ta routine! Vas-y, tu peux le faire!

Le dîner

Les emballages en cire d’abeille peuvent être utilisés pour remplacer les pellicules de plastique. Il s’agit d’un tissu enduit de cire d’abeille qui permet d’emballer les fruits, les légumes, les fromages ou de couvrir les plats. Ils ont l’avantage d’être lavables et donc réutilisables pour plusieurs mois, contrairement au classique Saran Wrap.

Pour les collations, les sacs Ziploc c’est terminé! Opte plutôt pour des pots de plastiques lavables ou des sacs en tissus réutilisables fabriqués par des artisans locaux ou disponibles dans les grandes chaînes de magasins.

Tu aimes le yogourt? Pourquoi ne pas acheter des pots de grand format qui sont recyclables plutôt que les formats individuels? Les petits pots individuels sont souvent non recyclables (y a-t-il un logo de recyclage sous ton contenant?).

Utilise de la vaisselle en porcelaine, que ce soit la tasse à café ou l’assiette à repas lorsque tu fais l’achat d’un dîner ou d’une collation à l’école. Cela diminue la quantité de déchets aux sites d’enfouissement.

Les fournitures scolaires

Savais-tu qu’il existe différents stylos qui, une fois l’encre épuisée, peuvent continuer à servir achetant simplement une recharge? Renseigne-toi avant l’achat de tes prochains stylos.

Ton coffre à crayon est trop plein? As-tu vraiment besoin de tous ces crayons? Pour diminuer le budget de la rentrée, tu peux utiliser des crayons de couleur en bois pour souligner tes notes de cours à la place d’investir dans des surligneurs.

Ton agenda en as-tu vraiment besoin? ABSOLUMENT! Cependant, il peut être remplacé par un agenda électronique ou un agenda effaçable que tu pourras réutiliser année après année.

Les élèves du centre de réadaptation en déficience intellectuelle fabriquent des calepins recyclés de toute taille avec du papier récupéré au collège. Leur local est près des cases, passe les voir, ils se feront un plaisir de te donner un calepin gratuit pour prendre tes notes de cours.

Déplacements

Tu connais sans doute des amis qui viennent au Cégep avec toi. Pourquoi ne pas faire du covoiturage quelques fois par semaine? Tu pourras économiser sur ta facture d’essence et faire la route en bonne compagnie!

Tu préfères le vélo? Connais-tu le Vélociraptor? Ce sont des ateliers de vélos qui pourront t’aider à entretenir et réparer ton vélo si nécessaire afin de le garder durant tout ton parcours collégial, peu importe la durée de celui-ci 😉

Capsule 5 – Concours : As-tu bien trié tes déchets?

Connais-tu bien les règles qui existent lors du triage des déchets? Te poses-tu des questions quand vient le temps de trier tes déchets? Quelles sont les conséquences quand nos déchets se retrouvent dans la mauvaise poubelle?

À la cafétéria et à l’Agora du pavillon central ainsi qu’à l’Atrium de l’INAB, des îlots de triage sont installés afin de diriger les déchets dans les bons centres de tri.

Prenons un classique : le cœur de pomme. Le meilleur endroit pour le jeter est sans conteste le compost. Mais est-ce que le cœur de pomme se décomposera même s’il est jeté à la poubelle? Oui! Cependant, la décomposition va générer des gaz à effet de serre plus nocifs que s’il était jeté au compost.

C’est quoi la décomposition? C’est un processus effectué par des vivants microscopiques présents dans les sols. Ces microorganismes ont besoin d’oxygène afin d’effectuer les processus de décomposition. Sans présence d’oxygène, ces petits vivants effectueront un processus de décomposition un peu différent qui engendre des rejets de méthane (CH4), un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2).

De l’oxygène est donc souhaité dans un processus de décomposition. Dans les centres de compostage, de l’oxygène est acheminé au cours du processus de décomposition, suivant ainsi un procédé optimal. Au centre d’enfouissement, les déchets sont compactés dans la décharge, ce qui provoque une absence d’oxygène.

En bref, un cœur de pomme jeté au compost provoquera des émissions de gaz carbonique (CO2) et s’il est jeté à la poubelle, il provoquera des émissions de méthane (CH4).

Malheureusement, trop souvent, un compost contaminé par des produits non compostables est entièrement jeté à la poubelle, il est donc d’une grande importance que chaque personne tri bien ses déchets à la source.

Du 9 au 22 avril, participe au tirage As-tu bien trié tes déchets? en répondant à notre mini jeu-questionnaire pour tester tes connaissances sur le triage des déchets. Rends-toi au https://www.facebook.com/events/2280006098904013/ et cours la chance de gagner une trousse qui t’aidera à réduire tes déchets. Une nouvelle question sera publiée chaque jour.

Capsule 6 – Qu’est-ce qu’on attend pour être acteur de changement?

Savais-tu que le documentaire Qu’est-ce qu’on attend?, réalisé par Marie-Monique Robin, sera présenté au Petit Auditorium du Cégep? Dans le cadre du Jour de la Terre, le SASEC (Service d’animation spirituelle et d’engagement communautaire) t’invite à une représentation le 23 avril prochain à 19 h.

Tu n’as pas entendu parler de ce film? Le documentaire présente l’histoire inspirante d’une petite ville française de 2 200 habitants qui s’est lancée dans une démarche de transition vers l’après-pétrole. Jeunes et moins jeunes sont embarqués dans l’aventure qui leur permet de réduire leur empreinte écologique de façon durable. Une histoire inspirante qui montre qu’on peut vivre en respect avec la nature. Un film rafraîchissant qui projette une lumière vers l’avenir et qui donne le goût de s’investir!

La présentation du documentaire sera suivie d’une discussion animée par Alexandre Guillemette, citoyen très actif qui croit et véhicule les valeurs de développement durable. Il est entre autres instigateur des Incroyables Comestibles Victoriaville.

Cette soirée gratuite est ouverte à toutes et à tous.

Bande-annonce:
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19565131&cfilm=250345.html?fbclid=IwAR3NBhjkxLD3w08fgVqPzAca3KJATC3lx0jzyftTYPkhmy7Q65mi0ZPylqM 

Détails de l’événement : https://www.facebook.com/events/1160334547482820/

Capsule 7 – Est-ce qu’on fait du compost au Cégep?

Oh! La grande question. Plusieurs rumeurs circulent… Mais est-ce qu’on en fait ou non du compost à l’école? Est-ce que ça vaut la peine de te donner l’effort de trier tes déchets?

La réponse à ces questions est oui!

À l’arrière du pavillon central et à l’extérieur de l’INAB il y a de gros conteneurs à compost que la Ville vient vider comme elle le fait avec ton bac brun chez toi. Alors tout ce que tu jettes dans la poubelle à compost au Cégep est redirigé vers un centre de compostage.

En revanche, lorsque le compost est contaminé par des matières non compostables, celui-ci doit être jeté à la poubelle puisqu’il ne sera pas accepté par le centre qui s’occupe de composter les matières organiques. C’est pourquoi le triage à la source est si important.

Durant les deux dernières semaines, de la sensibilisation a été faite à la cafétéria du Cégep et à l’INAB. Les élèves ont particulièrement été conscients des produits qu’ils mettaient au compost, au recyclage et à la poubelle. Cette activité a permis d’amasser 20 kg de compost non contaminé!

Chapeau à tous les élèves qui ont mis la main à la pâte pour bien trier leurs déchets! Continuez votre bon travail et félicitation à Marie Taschereau qui est la gagnante du concours de sensibilisation.

Capsule 8 – Défi de la semaine : devenir un citoyen écoresponsable!

Ouf! Le titre te fait peur? Tu ne te sens pas à la hauteur? Prends quelques minutes et lis cet article, tu te rendras vite compte que tu es probablement déjà considéré comme un citoyen écoresponsable à différents égards, mais tu réaliseras sans doute aussi que tu peux améliorer tes compétences en modifiant quelques petites habitudes de ton quotidien.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un citoyen écoresponsable? C’est tout simplement, un citoyen averti qui respecte l’environnement dans sa vie quotidienne.

Tu fais du recyclage? Du compost? Tu éteins les lumières quand tu sors d’une pièce? Tu fais des efforts pour réduire ta quantité de déchets? Tu te déplaces en vélo ou à pied quand tu en as l’occasion? Si tu as répondu oui à une de ces questions, c’est que tu fais déjà des actions pour être un citoyen écoresponsable.

Un petit geste de plus?

Tout ce qu’on achète neuf a une empreinte écologique. Prenons l’exemple d’un t-shirt que tu aimerais ajouter à ta garde-robe. Ça prendra d’abord du coton comme matériel de base. Environ 2 500 litres d’eau sont nécessaires pour la culture du coton d’un seul t-shirt. Ensuite, il faut filer ce coton, tricoter le t-shirt, le coudre, etc. Bref, plusieurs étapes sont nécessaires à sa confection avant de le retrouver sur le présentoir d’un magasin. Ces différentes étapes ont souvent lieu dans un endroit différent du lieu où l’on cultive le coton et parfois les étapes de confection ont même lieu dans différents pays. Ton t-shirt aura donc été transporté sur plusieurs kilomètres avant que tu puisses l’enfiler, une énorme production de gaz à effet de serre s’ajoute ainsi à son empreinte écologique à cause du transport.

L’alternative? As-tu pensé à faire des échanges de vêtements avec des amis ou à acheter des vêtements usagés? On ne trouve pas seulement des vêtements usés à la corde ou passés de mode dans les friperies, on trouve aussi une foule de beaux morceaux dont certaines personnes se sont départies simplement parce qu’elles ne voulaient plus les porter. Chaque fois que tu te procures un vêtement usagé, tu évites l’empreinte écologique décrite au paragraphe précédent en plus d’économiser des sous!

Plein de petits trucs comme celui-là peuvent assez facilement s’intégrer à ton quotidien et ils ont un réel impact sur notre empreinte écologique. Pour en apprendre plus sur le sujet, viens dîner avec nous à la salle de regroupement le jeudi 2 mai prochain entre 12 h et 13 h et assiste gratuitement à la conférence sur la Consommation responsable présentée par une étudiante au baccalauréat en études de l’environnement à l’Université de Sherbrooke. Elle te donnera des trucs pour être un meilleur citoyen écoresponsable au quotidien.

Capsule 9 – Au Cégep à vélo, plus accessible qu’on le pense!

Quel moyen de transport utilises-tu pour te rendre au Cégep? Peut-être as-tu une voiture et tu l’utilises pour te rendre à tes cours chaque matin? Pourquoi n’utilises-tu pas le vélo pour te déplacer? C’est trop long? Trop compliqué? Tu as peur d’arriver en retard?

Sur la carte, tu remarqueras des lignes entourant le cégep, indiqué par un petit drapeau. Est-ce que ton logement se trouve à l’intérieur de ces lignes? Si oui, c’est que tu as tout intérêt à troquer ton auto pour ton vélo!

Si tu habites entre les lignes rouge et jaune, c’est que ça te prendrait 15 minutes de vélo pour te rendre à l’école. Entre les lignes jaune et verte ton trajet te prendrait 10 minutes et à l’intérieur de la délimitation verte, tu devrais pédaler 5 minutes pour arriver au cégep. Combien ça te prend de temps en voiture pour faire le même trajet…?

Toujours pas convaincu? Savais-tu que 15 minutes de vélo matin et soir représentent 2,5 kg d’émission de gaz carbonique (CO2) de moins dans l’atmosphère? Si tu prends ton vélo tous les jours de cours d’avril à mai et d’août à octobre tu viens d’épargner à l’atmosphère 210 kg de gaz à effet de serre. Sachant que le prix de l’essence au litre ne cesse d’augmenter, le vélo est également un avantage pour ton portefeuille. En plus d’être une bonne nouvelle pour l’environnement et tes économies, faire du vélo est aussi profitable pour ta santé. Avec un 30 minutes de vélo par jour tu pourrais dépenser en moyenne 300 calories en une journée. Il a aussi été montré que cette activité physique t’aidera à augmenter ta productivité à l’école et au boulot. Que veux-tu de plus?

Dans le cadre du mois de mai, qui est le mois du vélo, Vélo Québec t’invite à te dépasser en participant au défi Mois du vélo. Pour participer, tu n’as qu’à t’inscrire sur le site https://www.moisduvelo.quebec/, roulez 10 minutes et déjà tu cours la chance de gagner. Alors, qu’attends-tu pour pédaler?

Capsule 10 – Le Gala Méritas, un événement écoresponsable

La semaine dernière avait lieu le Gala Méritas, un événement d’envergure qui vise à souligner les réalisations pédagogique, sportive, culturelle et communautaire des élèves du collège. Le Cégep de Victoriaville est fier, encore cette année, de présenter le Gala Méritas en tant qu’événement écoresponsable engagé dans une démarche écoresponsable qui favorise le maintien d’un environnement sain et équilibré.

Pour ce faire, l’organisation du Gala se guide sur la certification Monarque proposée par la Ville de Victoriaville afin de valider que les actions et les décisions qui entourent la tenue de cet événement soient respectueuses des valeurs du développement durable.

D’ailleurs, une attention toute particulière est accordée à la quantité de déchets produits lors de l’événement et les gaz à effet de serre émis par le déplacement des invités sont compensés par le Cégep.

La Fondation du Cégep de Victoriaville, en partenariat avec la Ville de Victoriaville, souligne également les valeurs du développement durable en offrant, dans le cadre du Gala, la bourse Santé urbaine. Celle-ci vise à reconnaître un travail pédagogique qui s’est démarqué par son excellence en encourageant le maintien de l’intégrité environnementale, l’efficience économique et l’équité sociale, en plus de permettre une meilleure santé urbaine de la communauté victoriavilloise. Cette année, c’est le projet De l’eau, mais pas trop de Jacynthe Vallée et Nicolas Couture qui s’est valu la bourse de 500 $.

En plus du Gala Méritas, le Cégep porte une attention écologique toute particulière à l’organisation de la cérémonie de remise des diplômes ainsi qu’à l’Expo SAT afin que ces événements soient également certifiés Monarque.

Capsule 11 – Un petit don, mais une grande action

Une session se termine, une autre débutera en août prochain! Pourquoi ne pas en profiter pour penser à son empreinte écologique et réduire ces déchets en cette fin de session?

Dans les prochains jours, des bacs seront disponibles près des casiers afin d’y disposer le matériel scolaire qui ne t’est plus utile, mais qui pourrait servir à d’autres. Cette année, on diminue la quantité de déchets à la poubelle et on augmente la durée de vie des fournitures scolaires! Dans ces bacs, tu pourras y déposer de tout :

  • Cartable
  • Cahier
  • Duo-Tang
  • Règle
  • Efface
  • Crayon
  • Stylo
  • Surligneur
  • Calculatrice
  • Agrafeuse
  • Ciseau
  • Coffre à crayon
  • Dictionnaire
  • Sarrau
  • Paquet de feuilles
  • Sac à dos
  • Etc.

Bref, tout ce que tu penses qui pourrait être utilisé pour une prochaine session sera accepté. Ce que tu mettras dans ces bacs aura non seulement une deuxième vie et diminuera ton empreinte écologique, mais sera vendu à contribution volontaire au début de la prochaine session. Les profits serviront à financer la banque alimentaire du Cégep. Cette banque alimentaire est un service de dépannage alimentaire gratuit qui permet de venir en aide à certains élèves du collège dans le besoin.

Capsule 12 – Bazar de la rentrée, ou magasiner son matériel scolaire différemment

On y est! Le retour en classe est amorcé! Les premiers cours s’enchaînent et la liste du matériel scolaire s’allonge : manuels, dictionnaires, cartables, crayons, etc. Cette liste peut être assez longue et le portefeuille peut en souffrir. Voici quelques trucs qui te permettront de passer au travers de tes achats scolaires sans te sentir trop coincé dans tes sous :

1.    Magasine au Bazar de la rentrée
Des élèves de la précédente session ont laissé pour toi un grand choix de matériel scolaire en bon état pour que tu puisses alléger ta facture de matériel scolaire. Tout le matériel est à contribution volontaire et l’argent amassé sera donné à la banque alimentaire du Cégep qui permet de donner un coup de main à des élèves financièrement serrés. Alors, viens faire un tour à la cafétéria du 21 au 27 août prochains afin d’y trouver du matériel en bon état plus qu’abordable!

2.    Réutilise ton ancien matériel
Pour encore plus d’économie, fouille chez toi pour trouver du matériel encore en bon état qui pourra profiter d’une seconde vie. Cela t’évitera de dépenser de l’argent inutilement dans l’achat de matériel neuf et ce réinvestissement permettra d’éviter une surconsommation inutile de ressources à notre chère planète.

3.    Limiter ses achats
En as-tu vraiment besoin? Évite de remplir ton coffre à crayons de trucs que tu n’utiliseras pas. Pense à l’environnement et procure-toi seulement ce dont tu as besoin, pas plus.

4.    Du matériel scolaire écologique
Pour limiter ton empreinte écologique, plusieurs solutions s’offrent à toi. Différents produits sont fabriqués par des artisans locaux (coffre à crayon, boîte à lunch, etc.). Il est également possible de privilégier du matériel peu emballé et facile à recycler ou des produits faits de matière recyclée afin d’éviter les déchets. Tu peux aussi identifier des logos environnementaux sur des produits dont la fabrication est plus respectueuse de l’environnement.

Capsule 13 – Le FreeGo c’est quoi?

Savais-tu qu’il y a deux frigos libre-service au Cégep? Dans une optique de réduction du gaspillage alimentaire, autant élèves que membres du personnel sont invités à partager leur surplus d’épicerie par le FreeGo.

Comment ça fonctionne?

Le projet FreeGo s’appuie sur trois actions de base : prendre, donner et échanger.

Tu as acheté un gros sac d’oignons et tu vis seul? Tu n’as pas aimé la nouvelle saveur de yogourt que tu as acheté et il t’en reste quelques pots? Tu pars en vacances cette fin de semaine et tu risques de gaspiller ton brocoli si tu le laisses dans ton frigo? Ce sont toutes de bonnes raisons pour faire don de ta nourriture au FreeGo.

Est-ce que tout le monde peut prendre de la nourriture?

Certainement! Si ton budget est un peu serré cette semaine ou si tu as oublié une collation et que tu meurs de faim ou si tu as besoin d’une baguette de pain pour ton souper et qu’il n’y en avait plus à l’épicerie, ne te gêne pas et sers-toi, le FreeGo est là pour ça!

Va faire ton tour régulièrement, il y a toujours de belles trouvailles et pleins de produits à découvrir. Au pavillon central, le FreeGo est situé près des casiers, à côté de la clinique de physiothérapie. Il y a également un FreeGo à l’INAB.

Tu trouves le projet motivant et tu souhaites t’impliquer? Prends contact avec Noémie Verhoef, enseignante en philosophie.

Capsule 14 – Connais-tu le vrai prix de tes vêtements?

L’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde, selon Radio-Canada.

Nous consommons aujourd’hui plus de vêtements que jamais. Nous envoyons de plus en plus de vêtements à la poubelle, alors qu’il existe énormément de solutions qui nous permettraient de réduire notre empreinte environnementale.

Plusieurs compagnies envisagent une approche plus verte dans leur production. Par contre, ces vêtements plus durables coûtent souvent plus cher à l’achat et ne sont pas accessibles à tous.

Une alternative qui répond aux problèmes environnementaux et aux difficultés économiques liés à l’industrie vestimentaire est l’achat de produits usagés. Un moyen plus durable pour varier sa garde-robe est de se procurer des vêtements en friperie. En effet, il est possible de trouver des vêtements de qualité et en très bon état tout en économisant et en aidant la planète. Bonne nouvelle! Le magasinage en friperie et les coupes rétro sont à la mode, ce qui encourage plusieurs individus à changer leurs habitudes de vie vers une consommation plus durable.

À Victoriaville, il est possible de se procurer des vêtements et des articles usagés dans les friperies (Mon petit singe, La friperie Chic, Chez Olivia Michelle), ainsi qu’au comptoir familial Le Support qui est aussi un organisme à but non lucratif ou au Recyclovesto. Il est également possible de magasiner usagé dans le confort de son propre salon avec ThredUp en ligne. Leur site est simple d’utilisation et très complet et convivial, mais uniquement en anglais. Vous pouvez vous amuser à remplir leur questionnaire en ligne pour en apprendre plus sur les impacts environnementaux de votre consommation : https://www.thredup.com/bg/p/fashion-footprint-quiz.

Bon magasinage… vert!

Capsule 15 – Produits d’hygiène conviviaux, éconos et écolos!

Les produits sanitaires à usage unique ont un plus grand impact que l’on pourrait le croire. En effet, selon le National Women’s Health Network, 7 milliards de tampons et 12 milliards de serviettes hygiéniques sont jetés à la poubelle chaque année. En plus des déchets liés aux produits eux-mêmes, il ne faut pas oublier la quantité de suremballages qui les accompagne (la boîte de carton, l’enveloppe de plastique, l’applicateur en plastique ou en carton, etc.)1.

De plus, certains produits sanitaires à usage unique comme la serviette hygiénique et le tampon contiennent plusieurs produits chimiques, potentiellement néfastes, pour la santé des personnes qui les utilisent et l’environnement dans lequel on les dispose. Des bactéries peuvent également se loger dans certains tampons et causer d’autres problèmes tels que le syndrome du choc toxique (SCT) qui peut être fatal. Ces bactéries peuvent aussi être contractées par les hommes, les enfants et les femmes non menstruées si elles se retrouvent dans l’environnement par exemple2.

Bref, en plus des effets néfastes qu’ont les produits sanitaires pour l’environnement, il y a plusieurs avantages médicaux et physiques à changer pour des options plus écolos.

Changer ses habitudes menstruelles est plus facile qu’on ne le pense. Il existe une multitude de produits sanitaires écologiques comme la coupe menstruelle, les serviettes hygiéniques lavables, les culottes absorbantes, le tampon écologique (compostable) et autres. Et contrairement à la croyance populaire, ces options sont très conviviales, propres et faciles d’entretien!

Modifier tes habitudes hygiéniques pourrait te permettre de réduire ton empreinte environnementale et t’aiderait à économiser, puisque cette habitude de vie est un petit investissement qui te ferait économiser pour le reste de ta vie ! En effet, si l’on compare l’achat d’une coupe menstruelle qui coûte environ 40 $ dont la durée de vie est entre 5 et 10 ans à la consommation mensuelle de tampons qui revient à environ 10 $, la coupe menstruelle est une option très durable. Payer 40 $ pour une coupe menstruelle pour la décennie au lieu de dépenser des milliers de dollars en produits sanitaires toute sa vie, c’est pas mal!

1 Marie (des Trappeuses), « Les menstruations : un processus naturel aux déchets pas si… naturels », Les Trappeuses, 10 mai 2015, https://lestrappeus.es/les-menstruations-un-processus-naturel-aux-dechets-pas-si-naturels/ (Page consultée le 11 mars 2020)

2 Evelyne Audet, « Menstruations écolos », La Presse, 18 avril 2017, https://www.lapresse.ca/vivre/sante/femmes/201704/18/01-5089398-menstruations-ecolos.php (Page consultée le 11 mars 2020)

Capsule 16 – Pandémie et crise environnementale, quel lien à faire?

Différentes maladies infectieuses sont apparues ces dernières années. On peut penser rapidement au virus Ebola, au Zika ou encore à la maladie de Lyme sans oublier évidemment la Covid-19. Y aurait-il un lien entre ces émergences et la façon dont on traite l’environnement qui nous entoure? Certains croient que oui!

Que ce soit par le réchauffement climatique ou la destruction des habitats des espèces vivantes, nous favorisons les rencontres entre l’humain et les microbes qui nous entourent.

Prenons en exemple la maladie de Lyme causée par une bactérie transmise à l’humain par la morsure d’une tique. Depuis 2011, de plus en plus de cas de maladie de Lyme sont recensés au Québec. Le réchauffement climatique permet à la tique, qui provient des États-Unis, de se déplacer de plus en plus vers le nord, donc vers les régions du sud du Québec. D’un autre côté, le développement urbain détruit les habitats des espèces animales qui se nourrissent de tiques et, donc qui permettraient de réguler leur population.

Concernant la Covid-19, la source du virus est toujours recherchée. L’hypothèse que le virus aurait été transmis par un animal vivant semble largement acceptée par la communauté scientifique. Les scientifiques affirment que de connaitre l’origine de la transmission du virus permettrait d’interdire la chasse et l’élevage des espèces animales provoquant la transmission du virus.

Est-ce vraiment la bonne façon de faire? Pourquoi ne pas protéger l’habitat des espèces vivantes afin qu’un certain équilibre soit conservé dans l’écosystème plutôt que de protéger à la pièce les espèces à la suite d’un déséquilibre qui nous est fatal? Si on y réfléchit bien, peut-être qu’une conservation accrut des espèces et des territoires aurait permis d’éviter la transmission du virus à la population humaine et conjointement tous les désagréments économiques et sociaux que la pandémie engendre.

Il est depuis longtemps évident que la protection de l’environnement dépend directement de l’économie. L’émergence de nouvelles maladies nous fera-t-elle réaliser que l’économie est aussi directement liée à la protection de l’environnement?

Capsule 17 – Économiser de l’argent et du carburant en « écoconduisant »

Diminuer le nombre de voitures présentes sur la route est un moyen efficace et essentiel à la réduction de notre empreinte environnementale. Toutefois, les moyens d’atteindre cet objectif, comme le covoiturage par exemple, ne sont pas toujours simples ni possibles pour tous. Toutefois, lors de situations dans lesquelles l’usage d’un véhicule à essence est nécessaire, il est tout de même possible d’en faire usage de manière économe et intelligente.

L’écoconduite est une forme de conduite automobile écologique consistant à utiliser son véhicule tout en permettant d’économiser du carburant et de l’argent. Elle est le résultat de l’adoption de plusieurs comportements permettant l’optimisation de la consommation de carburant par kilométrage.

D’abord, éviter les accélérations rapides peut faire économiser beaucoup d’essence. En effet, les accélérations rapides demandent au véhicule beaucoup plus d’énergie que d’accélérer, par exemple, approximativement de 20 km/h par cinq secondes.

Également, laisser son véhicule ralentir par lui-même augmente l’efficacité de sa consommation d’essence. Les freinages brusques abîment les freins ce qui mène, éventuellement, à la diminution de l’efficacité de la voiture et augmente donc sa consommation d’essence. En étant vigilant et en appréhendant les causes de freinage, laisser décélérer le véhicule par soi-même avant de freiner complètement est idéal et peut même diminuer jusqu’à 39 % la consommation d’essence1.

De plus, garder une vitesse constante et modérée avec le régulateur de vitesse (cruise control), lorsque possible, demande moins d’énergie au véhicule que, par exemple, accélérer ou décélérer puis réaccélérer par inattention. Par ailleurs, réduire sa vitesse sur l’autoroute de 20 km/h, soit de 120 km/h à 100 km/h, la limite de vitesse légale, et la conserver peut réduire de 20 % la consommation d’essence du véhicule, puisque cette vitesse est optimale.

En somme, faire usage de son véhicule de manière écoresponsable, l’écoconduite, est une manière simple et efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’empreinte environnementale et le coût des déplacements de tous les jours en optimisant la consommation d’essence lorsque l’usage de l’automobile est la seule option.

Cette capsule a été rédigée Chloé Bouchard, étudiante du Cégep de Victoriaville.

1 CAA, « Écoconduite », 2020, https://www.caa.ca/fr/ecoconduite/

Capsule 18 – Le verre, au bac ou à l’écocentre?

En septembre 2020, la Ville de Victoriaville annonçait la mise en place d’un site de dépôt volontaire dédié à la récupération des bouteilles et pots de verre à l’Écocentre. Quelle est la différence entre mettre une bouteille en verre dans le bac de recyclage ou aller la porter à l’écocentre? Voici le chemin emprunté par la bouteille de verre qu’elle soit placée dans le bac de recyclage ou déposée à l’Écocentre.

Une bouteille de verre pour le bac de recyclage
Si par heureux hasard, ta bouteille de verre se rend au bout du processus de recyclage sans se briser, le verre pourra alors être revalorisé et avoir une deuxième vie. Par contre, on s’entend qu’avec la délicatesse dont le camion de récolte fait preuve lorsqu’il ramasse tout ce que tu as mis dans ton bac vert, la bouteille en verre risque déjà d’être en miette lorsqu’elle quitte ton entrée de cours.

En plus de ne plus être recyclable, le verre brisé représente tout un danger pour les travailleurs des centres de tri. Ces employés ont pour rôle de trier les différentes matières, souvent avec leurs mains, sur des tapis qui roulent à toute vitesse.

À Victoriaville, une des dernières étapes du processus de tri est le passage de la matière dans un grand tamis rotatif. Les petits morceaux, comme les débris de ta bouteille de verre, sont donc sortis du processus de recyclage et sont envoyés directement à l’enfouissement. Ces petits morceaux de verre seront étendus, chaque soir, sur la pile de déchets au centre d’enfouissement de St-Rosaire afin que les déchets ne s’envolent pas du site durant la nuit. Il s’agit d’une technique mise en place pour éviter la pollution du milieu environnant.

Une bouteille de verre pour l’écocentre
Le bac accessible à l’Écocentre permet de récolter le verre en diminuant les risques de bris. La bouteille sera envoyée dans une entreprise de Saint-Jean-sur-Richelieu qui pourra alors revaloriser la matière en la transformant en d’autres bouteilles ou contenants de verre ou encore en produit d’isolation par exemple. Cette transformation permet de moins exploiter les ressources naturelles et c’est une deuxième vie beaucoup plus intéressante qu’au site d’enfouissement!

Maintenant, à vous de choisir!

Capsule 19 – La décroissance économique pour la prospérité de l’environnement

Par Chloé Bouchard, étudiante en sciences humaines

La décroissance économique est un concept voulant la réduction de la taille de l’économie d’une société. À ne pas confondre avec une récession économique. La décroissance prône la diminution du travail, conjointe avec la diminution de la consommation, la réduction de l’exploitation des ressources naturelles, des émissions de gaz à effet de serre et, donc, la réduction des impacts de la crise climatique.

En tenant compte du fait que « la crise climatique est étroitement liée à la consommation excessive issue d’un mode de vie riche1 », l’idéologie décroissantiste met de l’avant la nécessité de diminuer notre consommation. Cette diminution de consommation entraînerait la réduction de notre besoin pour l’argent, faisant en sorte de réduire la nécessité de travailler autant. La vie ne serait donc plus autant centrée sur le travail et la production, mais plutôt sur la communauté, les proches, les loisirs et le bien-être de la population.

Les problématiques écologiques et climatiques auxquelles nous faisons face sont le résultat, entre autres, de la surexploitation des ressources naturelles et des quantités trop élevées d’émissions de gaz à effets de serre dans l’atmosphère. L’augmentation de la consommation, encouragée par l’accumulation des profits et la croissance infinie, accentue les problématiques écologiques et climatiques. Il est absolument nécessaire et impératif de changer nos comportements afin de freiner la crise climatique qui est à nos portes.

Notre société surconsommatrice et capitaliste, étant fondée sur les concepts de l’entreprise et de la croissance illimitée, semble être très peu préoccupée par le nombre limité de ressources disponibles. Le mouvement décroissantiste présente un avenir alternatif qui pourrait peut-être éviter la crise des changements climatiques.

Par ailleurs, la décroissance est inscrite et inévitable dans le futur de notre société. La croissance a ses limites, toujours. La Terre ne peut subvenir à nos besoins actuels, puisque ceux-ci l’épuisent et la déstabilisent. Si la croissance se poursuit à la même cadence, les quelques ressources restantes s’épuiseront, et la décroissance sera brusquement forcée.

En somme, la décroissance est une éventualité. Nous avons donc le choix de changer tranquillement et de nous adapter à un mode de vie plus simple et prometteur ou d’en subir drastiquement les changements. La décroissance économique vers un mode de vie plus simple et heureux est une solution à grandement considérer.

1 W. RIPPLE, C. WOLF, T. NEWSOME, P. BARNARD, W MOOMAW, « World Scientists’ Warning of a Climate Emergency », BioScience, volume 70, no. 1(Janvier 2020), p. 8-12, dans American Institute of Biological Sciences, https://academic.oup.com/bioscience/article/70/1/8/5610806 (Page consultée le 3 février 2021)

Capsule 20 – La qualité de l’air intérieur, pourquoi est-ce important?

En 1952, un grand brouillard se lève sur Londres. Un brouillard qui dura 5 jours et qui tua plus de 4 000 personnes en plus d’en incommoder des centaines de milliers d’autres. Ce nuage n’en était pas un ordinaire. Étant donné les conditions climatiques particulières durant ces quelques jours et les gaz relâchés par les industries et les systèmes de chauffage domestiques de l’époque, le brouillard était anormalement chargé en dioxyde de soufre.

Depuis cet épisode mémorable, on se préoccupe davantage de la pollution de l’air. Mais ici, à Victoriaville, plus précisément à l’intérieur, est-ce qu’on peut améliorer la qualité de l’air?

Au Québec, la majorité de la population passe une grande partie de l’année à travailler à l’intérieur. Durant certaines journées très froides, il est possible de ne même pas mettre le bout du nez dehors. L’air qui est à l’intérieur du bâtiment peut être chargé en polluants provenant de la peinture, des matériaux de construction et d’isolation, des produits d’entretien, des parfums, etc.

Chaque personne peut réagir différemment aux polluants atmosphériques intérieurs. Une personne peut ne développer aucun symptôme alors qu’une autre pourrait présenter une toux persistante ou avoir des problèmes respiratoires. Certaines personnes pourraient même, dans des cas extrêmes, développer des cancers lorsqu’exposées sur de longues périodes à certains polluants tels que le radon.

La meilleure des solutions est d’aérer l’intérieur du bâtiment. Ouvrez les fenêtres! Changer l’air! C’est le mot d’ordre. Même en hiver on devrait ventiler la maison et le bureau quelques minutes chaque jour.

Une autre bonne façon de limiter les polluants dans la maison est d’être alerte en tant que consommateur. On peut choisir des savons sans odeur ou des peintures et des meubles à faible teneur en composés organiques volatils (COV) par exemple.

Qu’en est-il des plantes? On parle beaucoup des plantes pour purifier l’air de la maison, agissant en tant qu’agent de filtration. Plusieurs études ont été faites sur le sujet, mais les résultats semblent toujours en contradiction. La plante en tant que telle ne permettrait pas de purifier l’air de la maison, ce sont plutôt le terreau et les microorganismes contenus dans celui-ci qui auraient la capacité d’absorber certains polluants de l’air.

Capsule 21 – Jardiner, une contribution au développement durable?

C’est en plein la période de l’année pour démarrer les semis pour son jardin, si ce n’est pas déjà fait. Avoir un jardin chez soi peut avoir plusieurs avantages environnementaux, sociaux et économiques. Cet article se veut un résumé de quelques-uns de ces avantages.

  • Moins d’émission de gaz à effet de serre : Cultiver ses légumes chez soi plutôt que de les faire venir de différents endroits sur la planète permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre produit par le transport des marchandises.
  • Moins de pesticides : Faire pousser ses légumes chez soi permet d’avoir un peu plus de contrôle sur comment les fruits et légumes seront cultivés. Il existe des options plus biologiques afin de lutter contre les indésirables au jardin.
  • Manger santé : Cultiver ses propres petits fruits et légumes peut faire en sorte qu’il soit plus accessible, lorsqu’une petite fringale survient, de manger des aliments sains plutôt que de manger une collation moins santé.
  • Moins d’emballage : Même si la collation est santé, elle est peut-être suremballée. On trouve encore beaucoup de fruits et légumes suremballés dans les épiceries. Les jardins ont l’avantage de ne pas fournir d’emballage aux fruits et légumes qu’ils produisent.
  • Moins cher : L’achat de semences ou de plants peut coûter cher, mais le partage de semences ou l’achat de petits transplants auprès d’une ferme locale par exemple peut faire en sorte qu’au final, on économise sur le coût d’achat des fruits et légumes.
  • Lutter contre la faim : Peut-être que vous n’avez financièrement pas à vous préoccuper du contenu de votre panier d’épicerie, mais avoir un jardin pourrait permettre de partager ses récoltes et de lutter contre la faim dans votre communauté. Il existe un frigo libre-service au Cégep, renseignez-vous!

Si le jardinage n’est pas votre tasse de thé, il est également possible d’opter pour d’autres avenues tout autant en harmonie avec les valeurs du développement durable. On peut se procurer des légumes et des fruits auprès des maraîchers locaux. Si on se renseigne un peu, on peut également trouver des aliments qui ont été cultivés en absence de pesticides. On peut aussi cuisiner ses plats à partir d’ingrédients frais permettant ainsi souvent d’éviter le suremballage, etc.

Si le jardinage vous intéresse, restez à l’affût de notre prochaine capsule qui vous partagera quelques trucs afin de valoriser les valeurs du développement durable dans l’élaboration de votre saison de culture au jardin. En attendant, le Service socioculturel offre aux élèves du Cégep une série d’activités sur le sujet. Consultez l’événement Facebook ou votre portail Omnivox!

Capsule 22 – Jardiner en étant écoresponsable et efficient économiquement

La capsule de la semaine dernière traitait des avantages environnementaux, économiques et sociaux du jardinage. Par contre, le jardinage peut rapidement devenir coûteux et avoir des répercussions négatives sur l’environnement si le jardinier ne fait pas attention à ses choix au potager. Voici donc quelques trucs et astuces qui vous permettront de rendre votre saison de jardinage plus écoresponsable sans détruire votre compte en banque.

  • Les semences : On peut rapidement dépenser une petite fortune en achetant des sachets de semences. Renseignez-vous sur le partage de semences. La bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot, par exemple, offre des sachets de semences en partage. Vous pouvez aussi organiser des échanges entre amis; les sachets contiennent souvent beaucoup plus de semences que nécessaire. Apprenez également à ramasser quelques-unes de vos propres semences pour la prochaine saison de jardinage.
  • Les semis : Vous préférez acheter des petits plants prêts à transférer directement au jardin plutôt que de démarrer avec des semences? Plusieurs producteurs maraîchers locaux vendent leur surplus au mois de mai et juin. Vous pourrez ainsi acheter des plants en bonne condition et encourager les producteurs locaux!
  • Terre en vrac : Si vous avez besoin d’acheter de la terre, mieux vaut acheter en vrac qu’en sac. De cette façon, l’emballage à usage unique est absent!
  • Les ravageurs : Il y en a de toutes les sortes au jardin et donc les solutions sont différentes pour les contrer. Il existe des recettes maison ou des pesticides moins néfastes pour l’environnement. On peut aussi poser des barrières physiques comme des filets pour contrer les insectes ou enfouir un cylindre en plastique (bouteille coupée aux deux extrémités) autour des plants qui agira de collet afin d’éviter la destruction par certains vers et les escargots. Si votre culture n’est pas très grande et que l’insecte est de bonne taille, on peut aussi enlever les indésirables à la main.
  • L’arrosage : Les plants au jardin seront bien heureux de recevoir de l’eau de pluie. Avoir un baril de pluie permet donc d’éviter le gaspillage d’eau potable.

Si le jardinage vous intéresse, le Service socioculturel offre aux élèves du Cégep une série d’activités sur le sujet. Consultez l’événement Facebook ou votre portail Omnivox!

Capsule 23 – Le 22 avril, ralentissons! Pour la Terre!

Le 22 avril c’est le Jour de la Terre. Qu’est-ce qu’on peut souhaiter à une Terre? Peut-être qu’on ralentisse un peu? Qu’on lui donne le temps de respirer? As-tu lu la capsule 19?

C’est depuis le 22 avril 1970 que nous fêtons la Terre. Pourtant, chaque année, ou presque, le jour du dépassement avance au calendrier.

Le jour du dépassement, c’est quoi? Tu sais, la date du mois d’août, marquer comme étant la journée où la Terre a épuisé toutes ses ressources qu’elle peut fournir en une année! En 2005, le jour du dépassement était le 26 août. En 2019, pour la première fois, le jour du dépassement était en juillet, le 29 pour être plus précis. L’année dernière, bonne nouvelle, la date est retournée au 22 août. C’est la première fois depuis 1970 que l’on constate un si grand recul d’une année à l’autre! Comme quoi même une pandémie peut avoir un peu de bon finalement!

Mais encore, qu’arrive-t-il à partir du jour du dépassement? Parce que clairement, on ne va pas chercher des ressources sur mars à partir du mois d’août! Au fur et à mesure que l’on consomme des ressources naturelles (par toutes les consommations que l’on peut faire en une journée) il prend du temps à la Terre pour recréer les ressources qui lui ont été enlevées. Au fur et à mesure que l’on rejette des déchets dans l’environnement, il prend un certain à la Terre pour détoxifier ces déchets et les faire disparaitre. Donc, en 2020, la Terre a pu se régénérer jusqu’au 21 août. Cependant toutes les ressources naturelles que nous lui avons prises et les déchets que nous avons produits à partir du 22 août n’ont pas pu être régénérés.

C’est comme une plaie que l’on ne cesse de gratter, il n’y a pas de remise à zéro le 1er janvier, la plaie ne fait que s’amplifier d’année en année. Si on arrêtait de la gratter le 21 août on pourrait la voir guérir d’ici le 31 décembre, mais en continuant de la gratter les bobos s’accumulent!

Le 22 avril c’est le Jour de la Terre. Ça nous rappelle qu’il faut en prendre soin, elle nous le rend si bien! Ralentissons un peu! Mais ralentir ne veut pas dire s’abstenir de développer. D’ailleurs, le 22 avril à 9 h, Marie-Josée Richer, cofondatrice de PRANA, une entreprise certifiée B Corp offre une conférence gratuite qui traitera d’entrepreneuriat et d’un monde meilleur! Inscris-toi!

Capsule 24 – Défi Pissenlits

Un couple de Portneuf lance, cette année, la première édition du Défi Pissenlit. Ce défi invite les habitants à conserver les pissenlits plutôt qu’à leur faire la lutte. La raison étant bien simple : le pissenlit permet de nourrir de nombreux pollinisateurs.

Le couple d’apiculteurs s’inquiète de la survie des abeilles et autres pollinisateurs au Québec. Lorsque les insectes se réveillent après un long hiver, les premières fleurs à butiner disponibles sont souvent les pissenlits. Étant des fleurs hâtives, le nectar des pissenlits est une source de nourriture importante pour ces insectes en début de saison.

Malheureusement, les abeilles et autres pollinisateurs font compétition aux herbicides et outils de jardinage que l’humain utilise pour se débarrasser de cette soi-disant mauvaise herbe.

Une mauvaise herbe pour qui?
Par définition, une mauvaise herbe est une plante qui nuit à une autre plante que l’on désire cultiver. Alors, dites-moi, vous cultivez votre gazon pour le manger? Qui a décidé que le pissenlit était une mauvaise herbe? Depuis quand le pissenlit est-il considéré comme une mauvaise herbe?

Cette année, pourquoi ne pas suivre le mouvement et laisser intacte la seule source de nourriture possible en début d’année pour les abeilles et les pollinisateurs. Avec l’énorme écoservice qu’ils nous rendent en nous fournissant fruits et légumes, nous leur devons bien ce petit service!

Capsule 25 – Le sport et le respect de l’environnement : comment concilier les deux?

par Florence Brodeur, étudiante en Techniques de comptabilité et de gestion

Contrairement à ce que certains peuvent penser, le sport, que l’on pratique presque quotidiennement dans nos vies, peut être très néfaste pour l’environnement. Les aménagements, l’équipement et les infrastructures que sa pratique nécessite ne se rattachent pas toujours au concept d’écoresponsabilité. Dans notre quotidien, comment est-il possible d’améliorer notre pratique sportive pour diminuer ses impacts négatifs sur l’environnement?

D’abord, il faut savoir que certaines pratiques sont plus néfastes que d’autres. Le hockey, par exemple, demande beaucoup plus d’infrastructures que la randonnée pédestre. En choisissant de pratiquer des sports qui exigent peu de changement sur l’environnement naturel, on réduit considérablement les impacts négatifs de l’activité physique sur la faune, la flore et l’air que l’on respire.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’équipement, il est possible de lui donner une seconde chance. Que ce soit d’en faire don, de le prêter ou de le revendre, cette action permet de sauver du matériel qui est encore adéquat. En plus d’être positif pour l’environnement, il est possible de sauver des coûts rattachés à l’achat de nouvel équipement. Également, lorsqu’on pratique un nouveau sport, le matériel utilisé peut parfois être loué plutôt qu’acheté. Encore une fois, les coûts sont moindres et le tout est meilleur pour l’environnement.

Il existe également une bonne alternative pour prendre soin de notre environnement tout en étant actif : le plogging. Cette activité physique consiste à courir tout en récoltant les déchets à l’aide d’un sac à poubelle1. Pourquoi? Cette pratique permet de garder les lieux près de chez soi propres, tout en étant un très bon défi pour les coureurs. Un bon deux pour un, la fierté d’avoir fait votre part pour l’environnement, mais aussi d’avoir fait votre activité physique quotidienne.

Finalement, le sport devrait toujours être pratiqué avec une certaine conscience environnementale. Si chaque personne pose un petit geste dans son quotidien, c’est un effet global que nous constaterons. En ce mois de mai, mois du vélo, je vous invite fortement à pratiquer le vélo. Il s’agit d’un sport qui demande peu de matériel et qui sauve de l’essence lorsqu’il est utilisé comme moyen de transport actif. Alors, à quand votre prochaine sortie à vélo pour aller faire vos commissions?

[1] https://www.lequipe.fr/Tous-sports/Actualites/Pratique-sportive-eco-responsable-les-7-reflexes-a-adopter/1177211

Capsule 26 – Le confort et l’indifférence

par Gabriel Bonneau, étudiant en Cinéma et littérature

Nous sommes parvenus à conquérir la nature, nous nous en sommes rendu « maîtres et possesseurs1 » comme le désirait Descartes. Nous avons non seulement interprété la richesse du monde comme infinie, et nous sommes trompés comme en témoigne la crise écologique actuelle, mais mécompris davantage encore l’humain comme simple chose, sans plus de dignité d’être qu’une roche. Sans issues, au gré des journées de la semaine dont la différence ne se trouve que sur le calendrier, et dont seules nos rides semblent témoignées; nous avons vu et cru le monde sans poésie.

Laissant la beauté à la mémoire
Au profit de la froide exactitude
Où la pensée se noie sous les déboires
Des serviteurs de la morne habitude.

Nous l’avons vu et cru en règles, statistiques, profits et pourcentages. Nous avons délaissé notre rapport avec le monde, nous avons délaissé notre entière responsabilité envers celui-ci, ne possédant de l’outil poétique qui en rend la vue possible qu’une idée si vague, que ce vague même de notre idée est devenu pour nous la définition de la poésie2. Nous avons oublié comment oser vivre hors du carcan du « 9 à 5 », réglant au quart de tour nos vies autour du seul mot productivité, nous avons oublié comment vivre lorsque l’on ne consomme plus.

Humblement, je vous invite à lever ce voile brumeux, à voir le monde d’un œil qui vous est peut-être nouveau, de voir en lui, non un amas de choses, mais un monde d’emblée signifiant, qui dépend autant de nous, que nous en retour, dépendons de lui. Je vous invite à prendre soin de ce qui se tue à prendre soin de nous par notre indifférence; la nature n’est plus cette force mythique et imperturbable qu’elle a déjà été. L’humanité a désormais sous son joug l’immensité de la biosphère3. Nous devons apprendre, en conséquence, non pas à perpétuer l’innovation perpétuelle, mais à contrer les dérives de ce pouvoir dont nous avons perdu le contrôle. Aussi longtemps que nous trouverons acceptables et souhaitables la vénération de l’utilité avant tout, les énergies fossiles et le mode de vie qui en découle n’ayant que l’impératif économique en vue, aussi longtemps que cette vue du monde, que cette mentalité empoisonnera nos eaux et nos vies, peu importe les changements de gouvernement ou les actions individuelles et dérisoires que nous prendrons, nous nous retrouverons, tôt ou tard, avalés dans une autre question aux conséquences abyssales.

Il ne suffit pas de recycler, de composter ou de légiférer, il faut changer de lunette, nos vues se sont visiblement embrouillées. Il ne faudrait pas succomber au désir de Descartes énoncé au début, mais plutôt apprendre à méditer, avec Heidegger, l’idée selon laquelle :

« L’homme n’est pas le maître de l’étant, il est le berger de l’Être4 ».

Le déluge (1911) – Léon-François Comerre

Crédit photographique : Gérard Blot/Agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais des Champs Elysées

1 René DESCARTES. Discours de la méthode, Paris, Gallimard, 1991, [1637],  p. 131.

2 Fabrice, LUCHINI  citant  Paul VALÉRY. Le point sur Robert, 2008, 1 h 33 min 20 s, https://www.youtube.com/watch?v=qifHub93ILg&t=11s&ab_channel=og (Page consultée le 28 mars 2021).

3 Hans JONAS. Le principe responsabilité, Paris, Flammarion, 1990, [1979] p.11, 12, 15.

4 Martin HEIDEGGER. « Lettre sur l’humanisme », dans Question III, Paris Gallimard, [1947], p.101.

Pour information :
Mélissa Pilon, conseillère à la vie étudiante, volet développement durable
Local E-311
Tél. : 819 758-6401, poste 2834
pilon.melissa@cegepvicto.ca